juin 19

Comment en finir avec la Culpabilité maternelle ?

Temps de lecture : 10 minutes

Comment faire de la Culpabilité maternelle ton alliée ?

Je souhaite te parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : La culpabilité maternelle, la culpabilité parentale…

Elle est encore trop souvent taboue je trouve, peu de personnes osent parler de la culpabilité que peuvent ressentir les mamans et de ce qui génère cette culpabilité maternelle…

Je l’ai brièvement abordé dans le Café Papote N°3 concernant le tabou « je regrette ma vie d’avant, ma vie sans enfant ».

Mais aujourd’hui je souhaite consacrer tout un article sur le sujet pour démystifier la maternité, pour véhiculer le message que la culpabilité maternelle existe et n’est pas une fatalité. Et surtout qu’elle est utile quand on arrête de la subir. Quand on entend son message.

Je souhaite t’aider à prendre conscience de la culpabilité que tu peux quelques fois ressentir. Pour que tu ne la subisses plus et qu’elle ne te fasse plus souffrir inutilement.

Mais, qu’au contraire, qu’elle devienne un de tes outils dans ta vie, à ton développement personnel.

Et par voie de conséquences, qu’elle soit moins présente au jour le jour. Juste quand cela est nécessaire pour t’aider à adopter un comportement, une réaction en pleine conscience qui te corresponde à 100%…

Avant de rentrer dans le vif du sujet en t’expliquant ce qu’est la Culpabilité et sa signification, j’aimerais faire un rapide point sur un constat généralement fait :

La Culpabilité maternelle, plus présente dans la Parentalité Bienveillante ?

Une critique faite à la parentalité bienveillante est qu’elle fait souvent culpabiliser les parents.

  • La culpabilité de ne pas faire ce que l’on sait être le mieux.
  • La culpabilité de continuer de crier alors que l’on connait les méfaits des Violences Educatives Ordinaires.

Le problème n’est pas tant le choix de la Parentalité qu’en réalité il y a une idéalisation de notre rôle de maman, de parent.

La maternité idéalisée engendre un sentiment de culpabilité

J’ai plutôt tendance à croire que ce qui génère une culpabilité chez les mamans, c’est plutôt une vision idéalisée de la maternité. Avec les injonctions de perfection qui l’accompagnent :

Tu t’es probablement toi aussi dit que tu veux être une bonne mère pour ton enfant, tu souhaites lui procurer le meilleur.

Cette vision de la maman présente pour son enfant, réconfortante, à l’écoute, stimulante.

Sauf que ce n’est pas une petite plante verte que nous accompagnons.

Mais un Être miroir, qui reflète parfois ce qui nous déplait le plus en nous… Et là, ça vient nous chatouiller de manière pas très confortable…

Il y a la théorie des neurosciences affectives et sociales. Et la réalité de notre quotidien.

C’est pourquoi je souhaite t’accompagner dans la conjugaison de la Bienveillance avec la réalité de ton quotidien.

Car la vie n’est pas lisse et simple tous les jours (rarement, même si l’on est honnête !)

C’est plutôt un système d’équilibre à trouver :

  • Un équilibre entre ce que tu souhaites, et ce que tu fais, tes réactions.
  • Un équilibre entre tes besoins, et ceux de ton enfant.

Cet équilibre, c’est ce fameux compromis dont je te parle tout le temps !

Je ne suis pas de celles qui défendent les VEO par la culpabilisation du parent.

Je crois que nous faisons, que TU fais de ton mieux avec ton enfant.

Tu es une pionnière, tu as probablement peu de modèles autour de toi, ayant fait ce choix éducatif.

  • Sois tu te compares, et culpabilises de ne pas bien faire, de ne pas y arriver.
  • Sois tu lâches l’affaire et culpabilises, car dans le fond, tu sais que ce n’est pas ce que tu souhaites. Tu te sens alors désalignée entre tes aspirations et tes actes.

Dans les 2 cas, tu es perdante, la culpabilité à la clé !

Pousser à son extrême la culpabilité maternelle trace le chemin vers la rigidité, l’intransigeance envers nous même, l’hyper contrôle (de ton planning, de ton enfant…) et peut conduire jusqu’au burn-out parental…

Les Violences Educatives Ordinaires à l’origine de la culpabilité ?

Je pense sincèrement qu’aucun parent n’a recours aux VEO pour le plaisir, par pur masochisme. Le recours aux VEO n’est, selon moi, qu’un réflexe issu de notre éducation, de la société, pour exprimer un besoin de l’adulte.

Quand tu as recours à ces violences dites éducatives, c’est toujours pour remplir un besoin.

C’est pourquoi je t’invite toujours à demander à ton enfant d’exprimer son besoin, mais à toi aussi : Expliquer à ton enfant ton besoin.

Cette fameuse recherche du compromis dont je te parle sans cesse pour construire la relation de coopération.

Car exprimer ton besoin est le premier pas pour sortir du cercle vicieux des VEO et donc sortir de la culpabilisation (car nous savons que nous ne nous comportons pas comme nous le devrions, comme nous le souhaitons, avec notre enfant)

Les VEO ne sont rien d‘autre qu’une stratégie de compensation à un besoin insatisfait que tu as, en tant que parent, en tant qu’adulte.

Cette stratégie n’est bonne ni pour ton enfant, ni pour toi, ni même pour votre relation (comme expliqué dans l’épisode où j’aborde la place des punitions dans l’éducation positive)

Si tu lis cet article, c’est que tu as déjà fait le premier pas vers une éducation respectueuse de ton enfant, une éducation bienveillante, consciente. Tu connais (ou soupçonnes très fortement) les effets négatifs de ces pratiques.

Mais comme tout le monde, tu es humaine. Comme j’aime le dire, tu es une maman parfaitement imparfaite. Et il se peut que tu aies recours à ces violences malgré toi, par automatismes, par épuisement, fatigue, reproduction d’un schéma que tu as connu peut-être enfant (ou malheureusement aussi, en tant qu’adultes… Dès lors qu’on lui prête attention, on se rend compte que la violence banale est présente partout, chez tout le monde…)

Alors, très probablement tu te sens coupable d’avoir réagi ainsi, d’avoir eu ces paroles, ces gestes envers ton enfant, devant ton enfant.

Et c’est là que la culpabilité maternelle pointe le bout de son nez…

Je le sais, je la connais bien… La culpabilité est une vieille « amie » !

C’est grâce à ma psychothérapeute que j’ai mis le doigt sur ce sentiment que je vivais au quotidien, avec tout le monde, tout le temps… Avant même d’avoir des enfants…

J’ai alors réalisé que ma vie entière était tournée vers la culpabilité : pas assez ceci, pas assez cela : dans ma sphère professionnelle, amoureuse, amicale, familiale… 

Tout le temps !

Est-ce que cela te parle, la culpabilité au quotidien ?

Alors je te propose aujourd’hui de faire le premier pas pour apprendre à t’éloigner d’elle, qu’elle ne fasse plus partie de ton quotidien, mais qu’au contraire, qu’elle soit présente comme une sonnette d’alarme pour te permettre de corriger le tir. Ne plus la subir, mais t’en servir comme un outil de ton développement personnel !

La culpabilité, c’est quoi ?

La culpabilité, c’est quoi exactement ?

Si tu connais mon guide gratuit « la Boussole des émotions », tu sais probablement déjà que, selon le modèle (perfectible) de Plutchnik, la culpabilité est un mélange de 2 émotions : La joie et la peur…

Oui, oui, la joie et la peur

Les émotions sont humaines et donc pas à 100% modélisable et le modèle de Plutchnik peut être critiqué et critiquable. Mais il a le mérite de donner une piste de réflexion, et c’est pourquoi je te l’explique dans la Boussole des émotions pour pouvoir t’aider à développer ton vocabulaire émotionnel.

Et le mélange de joie et de peur qui définit la culpabilité selon ce modèle peut s’expliquer très facilement :

  • La peur semble assez logique : quand on se sent coupable, on craint les conséquences, tu n’es pas sereine sur l’avenir : que ce soit de te faire prendre, te faire gronder (pour ton enfant) ou toi, ne pas te sentir confiante dans la relation de ton enfant. Quand tu culpabilises d’une réaction que tu as eue vis-à-vis de lui par exemple, tu as peur dans le fond que cela n’entache votre relation. Tu aurais aimé avoir réagi différemment… Il y a donc bien une part de peur associée.
  • Mais la joie… Cela semble beaucoup plus saugrenu…

Mais laisse-moi te présenter la situation sous un autre angle, que tu puisses l’entrevoir dans ce sentiment de culpabilité.

Quand tu fais quelque chose, dis quelque chose qui te fait culpabiliser par la suite c’est bien souvent une action ou une parole dont tu as besoin, sur le coup, pour te sentir mieux.

Pour répondre à un besoin profond, même si tu n’identifies pas lequel.

La joie, dans ce cas, est justement la satisfaction ressentie sur l’instant :

  • Tu as crié sur ton enfant, ton ou ta conjoint.e, car tu n’en pouvais plus. Crier a permis à ton corps de hurler le stop, le sentiment d’épuisement, d’être à bout. Il a satisfait ton besoin de poser tes limites et de les exprimer.  Certes, pas de la façon la plus constructive. Mais remarque comme crier te soulage (en partie) sur le moment. Tu exprimes vocalement une tension intérieure. C’est là où se situe la joie : l’expression d’une partie qui ne s’exprimait pas. C’est une joie (courte et fugace) de l’expression de ton besoin… Très vite rattrapé par la peur, car tu sais que cela n’est pas un moyen d’expression acceptable et souhaitable…

Quelle est la signification de ta culpabilité ?

En comprenant ce qu’est la culpabilité maternelle, tu comprends donc que, comme toute émotion, elle est là pour délivrer un message : celui d’un besoin non satisfait, non entendu, non exprimé. Et d’une peur liée à une incohérence entre ce que tu sais, et ce que tu fais.

En d’autres termes : La culpabilité exprime un besoin à satisfaire et un désalignement entre tes actions (ou réactions) et tes pensées.

Message N°1 de la Culpabilité : Le besoin

Si tu me suis un peu, tu commences à me connaitre et sais que l’expression du besoin est à la base de tout : La force de ta relation avec ton enfant (ou toute autre personne), à la recherche du compromis qui sera ta sortie de secours d’une situation tendue…

Le besoin peut sembler assez facile à comprendre. Et je t’en reparlerai quand nous aborderons la partie « comment sortir de la culpabilité maternelle ».

Aujourd’hui, je vais plutôt me concentrer sur la notion de désalignement, que j’ai encore peu mentionné jusqu’ici dans ce podcast, ce site.

Et qui est pourtant fondamental pour faire face à cette culpabilité que tu ressens…

Message N°2 de la Culpabilité : Le désalignement

Pourquoi ressentons-nous de la culpabilité en tant que maman, en tant que parent ?

La culpabilité est là pour te signifier que tu es désalignée :

  • Désalignée entre la théorie : ce que tu souhaites.
  • Et tes actions : Ce que tu fais, tes réactions, ton comportement.

Il y a d’un côté toute la théorie que tu connais, que tu désires pour accompagner ton enfant dans tout son potentiel.

Et puis il y a la réalité du quotidien : la fatigue, le travail, les contraintes d’horaires, l’épuisement, le manque de relai, de soutien…

Ton réservoir d’énergie, de patience se vide petit à petit… Jusqu’à ce que tu sois complètement à sec !

Et là, tu ne peux plus donner ce que tu n’as pas !

Tes réactions, ton comportement avec ton enfant sont alors régis par ton pilote automatique, tes réflexes, automatismes (et c’est normal… c’est pour tout le monde pareil, moi y compris !)

Et bien souvent, comme ton choix d’une parentalité bienveillante est un choix en conscience (par la volonté de ne pas reproduire ce que tu as connu, la volonté d’améliorer ce qui t’a été transmis) quand le pilote automatique se met en marche, tout cela passe à la trappe, tant que tu n’as pas déprogrammé certains de tes réflexes.

S’en suis alors un désalignement entre la maman que tu souhaites être pour ton enfant… et celle que tu es, là tout de suite, dans ton moment de craquage….

C’est exactement ce que je propose aux mamans que j’accompagne : Apprendre à conjuguer la bienveillance AVEC la réalité du quotidien.

Cela passe donc par dompter cette culpabilité maternelle pour t’en faire une alliée !

L’utilité de la Culpabilité maternelle : À quoi sert-elle ?

Ce dont je souhaite te faire prendre conscience à travers cet épisode, c’est de voir la culpabilité comme une émotion qui t’est utile.

Considère-la comme un voyant de ton tableau de bord personnel, ton alarme incendie : c’est un signal d’alarme pour te dire que tu nages à contrecourant.

À contrecourant de tes désirs, de tes valeurs, de tes besoins !

Tu comprends donc que je ne vais pas t’aider à éliminer la culpabilité maternelle !

Parce que je ne vais pas te conseiller de débrancher ton alarme incendie sous prétexte qu’elle sonne ! Je vais plutôt te montrer la pièce en feu et te montrer la sortie la plus proche 😊

Je souhaite t’apprendre à l’écouter, en prendre conscience pour mettre les actions dernières qui te permettront de corriger la trajectoire et te recentrer entre ton désir, ton besoin et ton comportement… pour que le tout se réaligne et que le voyant de la culpabilité s’éteigne… laissant place à un sentiment de justesse, de bienêtre.

Comment sortir de la culpabilité  maternelle?

OK, c’est bien gentil toute cette théorie… Mais concrètement, comment tu fais ?

Comme je le dis aux mamans que j’accompagne :

« On ne peut changer que ce dont on a conscience. »

Prendre conscience de l’émotion de Culpabilité

Alors le premier pas est de prendre conscience de la présence de ce sentiment, cette émotion de culpabilité.

À chaud, il peut être difficile de la reconnaitre. Généralement, nous sommes prises dans le tourbillon de nos émotions et sans pratique, il peut être difficile de la percevoir.

Mais, je souhaite te conseiller d’analyser la situation quand tu le peux, à froid, quand la pression est retombée, afin d’en tirer un enseignement pour éviter que cette situation ne se reproduise une nouvelle fois :

  • Quelle était la situation qui a déclenché la crise ?
  • Qu’as-tu ressenti précisément sur le moment ?
  • Essaie de préciser les différentes émotions qui composaient cette sensation (pour cela, tu peux t’appuyer sur la liste du vocabulaire émotionnel que je te partage dans la Boussole des émotions)
  • Si tu perçois de la peur et une forme de soulagement (de joie !) même fugace, il y a fort à parier que tu ressens une pointe de culpabilité… Et là, tu l’as démasquée !

Apprendre à te connaitre : Prendre conscience de ton besoin, de tes valeurs

Maintenant que tu as identifié et pris conscience de ce possible sentiment de culpabilité, je t’emmène pour creuser ce qui se cache derrière.

  • Quel est le message de cette émotion ?
  • Quel besoin as-tu, dont tu peux maintenant prendre conscience ?
  • Quelle valeur est importante pour toi et que tu peux ainsi voir au grand jour ?

La définition de tes besoins, de tes valeurs fondamentales est une étape importante dans la connaissance de soi. C’est à la base de tout. C’est à la base de ton développement personnel.

Je t’invite donc à utiliser ta culpabilité comme un outil pour apprendre à te connaitre toi : tes besoins, tes valeurs.

T’en servir pour réaligner tes souhaits, tels qu’une parentalité bienveillante, avec ton comportement, tes réactions.

Cela peut te conduire à des petits réajustements (lâcher prise sur le rangement de ses jouets, sur le choix de sa tenue vestimentaire.) Jusqu’à de plus grosses modifications comme le choix de déménager à la campagne pour pouvoir respirer et adopter un mode de vie plus slowlife, une reconversion professionnelle, un congé parental, etc. (les exemples donnés ne sont pas purement fictifs !)

C’est pour cela qu’il m’est important de t’accompagner, à travers ces épisodes de podcast et dans mes articles, vers une meilleure connaissance de toi, une prise de conscience à la fois.

Et c’est exactement ce que je propose aux mamans que j’accompagne. : 3 mois de coaching pour apprendre à se connaitre, se sentir réalignée. C’est la clé pour pouvoir accompagner ton enfant dans la bienveillance.

Car une maman bien dans ses baskets, c’est un enfant heureux, avec un modèle parental vrai et imparfait !

Communiquer son besoin et être un modèle imparfait

Une fois les besoins identifiés, l’étape suivante est d’apprendre à les communiquer !

Car en avoir conscience c’est bien… Les communiquer sans hurler ou tout jeter… C’est mieux !

Être une maman parfaitement imparfaite

Car c’est malheureusement ce qui se passe quand la culpabilité nous prend par surprise…

Qui a déjà crié à son enfant de ne pas crier, car on souhaite du calme et du silence ? Personnellement, je lève la main bien haut… Et encore aujourd’hui !

Car moi aussi, quand mon réservoir est vide mes vieux automatismes remontent au triple galop ! Autant certains de mes réflexes sont déconstruits (lever la main sur mon enfant), autant d’autres sont coriaces.

Et c’est OK, car je suis en constante amélioration… tout comme toi !

Passer un deal avec ta culpabilité c’est donc aussi faire le deuil de ta perfection et accepter pleinement d’être une maman parfaitement imparfaite !

C’est montrer à ton enfant l’exemple que ce n’est pas la perfection qu’il faut viser, mais l’amélioration continue (ce dont je t’ai parlé dans les 3 idées reçues de la parentalité bienveillante)

Être un modèle d’imperfection c’est donc savoir demander pardon, s’excuser auprès de ton enfant. Avouer que, toi aussi, adulte, tu peux te retrouver débordée par tes émotions et ne plus savoir comment réagir…

Exprimer son besoin : « J’ai besoin de »

Communiquer son besoin c’est l’exprimer en parlant de soi…

On range la mitraillette à TU (tue) :

  • « Tu n’écoutes pas ».
  • « Tu ne ranges rien. »
  • « Tu n’aides pas. »
  • « Tu me fatigues. »
  • « Tu n’en fais qu’à ta tête ».

*En aparté, cela est également valable dans toutes tes relations… Essaie avec ton ou ta conjoint.e, le message passera beaucoup mieux !

Et à la place du « TU » accusateur, je t’encourage à parler de TOI. De ce que tu ressens, de ce que tu as besoin…

3 petits mots à user et abuser pour en prendre l’habitude :

J’ai. Besoin. De

Mitraillette à TUJ’ai besoin de
« Tu n’écoutes pas »« J’ai besoin d’attention de ta part. »
« Tu ne ranges rien. »« J’ai besoin que la pièce soit rangée pour me sentir bien à la maison. Pour pouvoir retrouver les affaires facilement »
« Tu n’aides pas. »« J’ai besoin que l’on débarrasse tous ensemble pour aller plus vite et pouvoir passer un moment ensemble. »
« Tu me fatigues. »« J’ai besoin de calme pour * retrouver de l’énergie et jouer ensuite avec toi * ne pas me laisser débordée par mes émotions. »
« Tu n’en fais qu’à ta tête ».« J’ai besoin que l’on trouve un compromis qui te convienne et qui me convienne. Que tout le monde soit gagnant-gagnant. »

Remplir son propre réservoir

Tu l’as compris maintenant, si ton réservoir est vide, tu peux avoir toute la meilleure volonté du monde, tes automatismes reviendront au galop reprendre les rênes et compliquer la relation avec ton enfant.

Tes réactions ne seront plus alignées avec tes aspirations… et donc la culpabilité maternelle reviendra pointer le bout de son nez… La boucle est bouclée.

Alors, ce n’est pas grave, car avec les conseils que je viens de te donner, tu ne subiras plus ton sentiment de culpabilité. Tu t’en sers maintenant pour grandir et te développer…

Mais l’éviter quand c’est possible, c’est quand même plus facile !

Savoir quel médicament prendre pour te soulager quand tu as mal au ventre c’est pas mal. Mais éviter les aliments qui provoquent ces douleurs c’est quand même mieux : pas de douleur, pas de médicament !

Et bien, c’est exactement de cela qu’il s’agit ! Prendre le problème de la culpabilité à la racine, quand cela est possible…

Et cela consiste à prendre soin de toi ! Remplir ton réservoir !

Arrête de voler des moments dans la journée pour toi (oui, on vole toutes quelques minutes, ou secondes, dans les toilettes !

Mais ne vole pas de moment. Prends-le. Ce temps, il t’appartient. Tu n’as pas à le voler à qui que ce soit !

Au départ, c’est compliqué… Et ça, je le sais bien ! Ce n’est pas un automatisme que j’ai 100% implémenté.

D’ailleurs pour être honnête, mes enfants au départ ne comprenaient pas que je prenne du temps pour moi… Tu vois un peu le genre de message que l’on peut faire passer sans le vouloir à nos enfants : qu’une fois adulte, parent, notre temps ne nous appartient pas ! Faire passer l’autre devant soi, ses propres besoins. S’oublier au profit de l’autre.

Alors, mets fin à cette transmission (que tu as peut-être reçu en héritage toi aussi ?) et montre à ton enfant qu’une maman, un parent, a besoin de temps.

Bien sûr, je ne te parle pas de prendre 1h immédiatement (quoi que…. Si tu le peux, fais-le !) Mais ce que je dis c’est « arrête de voler ton propre temps ». Ce temps que tu « voles », prends-le pour toi, en pleine conscience (c’est un terme qui a le vent en poupe en ce moment !)

Réalise, prends conscience de ces quelques minutes (secondes si tu as un BABI) que tu prends POUR TOI.

À titre d’exemple, c’est mon café le midi que je savoure. La table à débarrasser m’attends. J’ai expliqué à mes enfants que non, je ne suis pas disponible. Même si je suis physiquement présente, je souhaite ces 5 minutes pour moi…

Crois-moi, ton enfant est un être intelligent. Si tu lui expliques ton besoin (et oui, encore et toujours) et le pourquoi… il comprendra très vite qu’l a tout à gagner de te laisser ces quelques minutes.

Je ne te dis pas que cela fonctionne tous les jours. Quelques fois, les émotions s’en mêlent (s’emmêlent ?) et je n’ai pas 5 minutes, mais 1. Mais cette minute je réalise que je la prends.

Et c’est ce que j’aimerai que tu retiennes : savoure cette minute. Ce temps que tu prends pour toi.

C’est une micro goutte tu vas me dire… mais qu’est-ce qu’un océan si ce n’est qu’une multitude de micros gouttes ?!

Il faut commencer par quelques minutes pour commencer, prendre cette habitude, faire prendre cette habitude à ton enfant, pour doucement reprendre le temps pour toi et remplir ton réservoir.

Apprendre à remplir son réservoir pourrait faire l’objet d’un épisode/article à lui seul…

Si le sujet t’intéresse, n’hésite pas à me le dire en commentaire, ou par message privé sur Instagram ou par mail. Ce sera avec plaisir !

Voilà ce que je voulais te partager aujourd’hui.

Conclusion, la Culpabilité maternelle

  • n’est pas une fatalité.
  • est utile et tu n’as pas à la subir.
  • Sers-toi en pour apporter les changements nécessaires afin de te sentir équilibrée, alignée, entre tes souhaits, tes pensées et tes actions. Cela passe par reconnaitre tes besoins, les communiquer, et prendre soin de toi, de ton réservoir…

J’espère que tu y auras trouvé quelques pistes pour composer avec ta Culpabilité. L’apprivoiser et comprendre ce qu’elle souhaite te faire changer.

Commence par un petit pas. Un à la fois.

Rappelle-toi : On ne court pas avant de savoir marcher !

C’est frustrant, mais prend le temps. Soit tolérante et bienveillante avec toi… Histoire de faire un premier pas pour écouter ta Culpabilité…

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