février 24

Stop au Tabou « Je regrette ma vie d’AVANT »

Temps de lecture : 2 minutes

« Je regrette ma vie sans enfant » « Je regrette ma vie d’avant ». Quelques mots, une petite phrase taboue que l’on s’interdit de dire, de penser.

Et qui pourtant est tellement humaine et normale !

Alors aujourd’hui je voudrais faire exploser ce Tabou maternel.

Penser, dire que l’on regrette sa vie d’avant, celle où nous n’avions pas encore notre enfant, où nous n’avions que nous à penser est OK. Nous avons le droit de le dire, de le penser !

Je te comprends toi qui est au bout du rouleau. J’ai connu cela.

Ce moment où tu te retrouves tellement épuisée, au bord (ou au fond) de l’épuisement maternel qui t’expédie à l’opposé de tes choix éducatifs (la Bienveillance s’est fait la malle avec ton sommeil, ton énergie et ta patience !)

J’ai eu ces mots (je les ai encore par épisode) : Il m’arrive de regretter ma vie d’avant, ma vie sans enfants.

Et cela n’a strictement rien à voir avec l’amour que j’ai pour eux.

Dire et penser cela ne signifie pas que nous n’aimons pas nos enfants. Il n’y a aucun lien entre regretter sa vie d’avant et aimer ses enfants.

Le Poison doré de la Mère Parfaite

Le piège lorsque l’on fait le choix de materner, de la parentalité bienveillante, un accompagnement respectueux de son enfant, c’est de vouloir tout faire bien. Ne pas faire d’erreur.

La perfectionniste qui sommeille en nous (ou dans mon cas « vit » car elle est plutôt du genre active) s’en donne à cœur joie et nous met une pression de folie.

On se compare entre nous. A ce qu’on voit sur les réseaux sociaux. A ce qu’on lit pour se former.

Et là, on prend cher…

Alors on commence à culpabiliser. A se rajouter des objectifs supplémentaires alors que nous n’avons pas encore complètement acquis les premières modifications de notre comportement avec notre enfant.

Notre liste c’est un peu l’histoire sans fin. Elle s’allonge indéfiniment. Nous n’avons plus l’impression de progresser.

Alors on culpabilise encore un peu plus, notre confiance et estime en nous chutent d’un cran de plus…

Et nous voilà dans le cercle vicieux qui nous emmène droit au burn out maternel !

Je suis une Maman Parfaitement Imparfaite

Depuis cette prise de conscience, j’ai arrêté de me comparer. J’ai arrêté de me fustiger de ne pas tout faire comme il faut.

Je suis une Maman Parfaitement Imparfaite et c’est exactement en cela que je pense être une « bonne » maman pour mes enfants. Car j’incarne ce que je souhaite leur transmettre : on fait de son mieux, et si on se trompe, si on dérape, on corrige, on répare, on s’excuse !

C’est ainsi que j’ai botté le cul à la Mère Parfaite en moi et qui m’a permis de me sentir bien dans mes baskets, mes choix.

Parler, communiquer de notre besoin vital : Se ressourcer

Alors toi qui me lis, si tu te sens vidée, exténuée, au bout du rouleau. Je n’ai qu’un seul mot à te dire.

Prend soin de toi en PRIORITE. Ne cherche pas à être bienveillante à tout prix.

Tu ne peux pas donner ce que tu n’as pas.

Aujourd’hui, tu es un arrosoir vide. Vide, tu ne peux pas arroser ta jeune plante. Tu dois donc te recharger, te ressourcer. Alors, seulement alors tu pourras récupérer un peu de bienveillance pour revenir à l’accompagnement qui te tient à cœur.

Le problème en tant que maman c’est que nous ne nous autorisons pas (et on ne nous y encourage pas, il faut l’avouer !) à penser à nous en premier. Nous donnons, donnons, sans compter.

Sauf qu’ainsi on se retrouve régulièrement, à coup sûr, à sec.

Nous ne pouvons pas incarner, transmettre la Bienveillance qui nous est si chère. Au contraire, nous arrivons même au résultat opposé de ce que l’on recherche !

Nous avons le droit. Tu as le droit de ne penser qu’à toi. A penser à toi en premier. Cela ne nous arrive plus beaucoup, pas assez lorsque l’on a un enfant…

Toi qui es au bout du rouleau : Je te comprends. Je sais ce que tu vis. Romps ta solitude et parle de ton besoin. Nous avons trop tendance à se créer un masque « je vais bien » alors que l’on se délite doucement mais surement. Parle et communique tes besoins.

Demande un relai pour pouvoir te ressourcer et reprendre pied. Et fais-le régulièrement. T’octroyer des « pauses », prendre une RTT et laisser ton enfant à la crèche/chez sa nourrice/au centre aéré/… ne fait pas de toi une mauvaise mère.

Cela fait de toi une maman qui prend soin d’elle pour pouvoir être la maman qu’elle souhaite lorsqu’elle est avec son enfant !

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