février 22

Comment dire NON à un enfant

Temps de lecture : 3 minutes

Dire « non » à un enfant de façon bienveillante est un des 1ers automatismes parentaux à déconstruire.

Car nous avons ce réflexe bien ancré de dire « NON » à notre enfant lorsqu’il fait quelque chose qui ne nous convient pas, quand il touche à quelque chose d’interdit. Au NON, je lui préfère le « STOP » qui arrête dans l’action. Dire NON, c’est un point final à la discussion. Stop fige l’action. Dans l’attente d’explications…

Expliquer le « Pourquoi »

Même si ton enfant est encore jeune, je t’encourage à prendre dès maintenant l’habitude d’expliquer POURQUOI ce comportement est interdit, pourquoi il n’a pas le droit.

Souvent, en tant que parents, nous nous réfugions derrière la rapidité de réponse du « c’est dangereux ».

Mais cela n’explique pas à notre enfant pourquoi ce comportement, cette action, est dangereuse !

Faire le choix d’un accompagnement respectueux de ton enfant, une parentalité bienveillante ce n’est pas dire « NON » ou « c’est dangereux » à tout bout de champ. C’est lui donner l’opportunité de comprendre le monde qui l’entoure, comprendre le comportement de ceux qui vivent avec lui.

C’est donc lui donner un décodage efficace de son monde en lui expliquant POURQUOI c’est dangereux, pourquoi nous lui disons NON.

Quelles sont les conséquences de son action, de ce qu’il fait ?

Réorienter son action

Chez un tout petit, une bonne manière de notifier un interdit peut être, en plus d’expliquer pourquoi nous souhaitons qu’il arrête, de le réorienter vers une activité qui semble correspondre à son besoin, tout en étant acceptable.

Il ne s’agit pas de le détourner purement et simplement. Car si sa passion du moment c’est l’interrupteur de la lumière (passion actuelle de Crapopoulos devenu Jacquouille la fripouille en mode « jour/nuit ») lui proposer de faire un dessin ou de jouer aux playmo ne va probablement matcher avec son besoin de tester un bouton avec 2 positions…

Il faut donc faire preuve d’un peu d’observation et d’imagination pour comprendre le besoin du moment et lui trouver une activité acceptable pour nous (et sa sécurité).

Dans le cas décrit, son fils a une passion pour les câbles. Une excellente alternative peut être l’utilisation d’un Busy Board.

Un Busy Board, c’est quoi ?

Un busy board est une planche d’activités. Il en existe des toute faites (Etsy en particulier est ton meilleur ami !)

Mais c’est aussi quelque chose d’assez facile à réaliser soi-même.

Personnellement j’ai fait la mienne toute seule. C’était le cadeau du 1er Noël de Crapopoulos.

Recto/verso du chevalet

J’ai fait découper 2 planches chez Leroy Merlin. Acheté un lot de 2 compas pour tréteau afin de monter les planches en chevalet.

Et ensuite j’ai récupéré tout un tas de petits objets en recyclerie/à la maison que j’ai collé ou vissé dessus : un clavier d’ordinateur, une souris, une prise électrique, des interrupteurs, des fils à connecter (péritel, hifi etc…) Bref tout ce qui peut attirer les enfants et pour lesquels nous ne voulons pas qu’ils touchent sur nos appareils.

Gros, GROS succès !

Le 1er réflexe de mon entourage a été de me dire que lui présenter ainsi tous les objets interdits dans la maison était une mauvaise chose car alors je l’encourageais à y toucher.

C’est justement tout l’inverse.

Lorsqu’il lui arrive de vouloir toucher à quelque chose d’interdit (dans le genre une prise électrique…) je ne lui dis pas NON. Je lui explique qu’il y a de l’électricité, qu’il pourrait gravement se blesser et que ça me fait peur. Que pour sa sécurité je souhaite qu’il laisse la prise. Mais que je vois que cela l’intéresse. Alors je le redirige devant son busy board et lui montre qu’ici il est en sécurité et peut s’entrainer à brancher la prise.

Le Busy board est un excellent jouet de redirection !

Mon enfant rigole quand je le gronde ou en faisant le geste interdit

C’est une réaction très commune et normale des enfants !

Souvent nous le prenons, à tort, comme un signe de défi, un manque de respect. Il soutient notre regard en répétant ce que nous venons tout juste de lui interdire. Et ça le fait rire !

« Mais il se moque de moi en plus »

En réalité, notre enfant ne se moque pas de nous.

Lorsque nous lui disons « NON », notre visage, notre expression a tendance à se fermer. Adieu le sourire.

Or notre enfant voit que quelque chose s’est passé car la bonne humeur, la joie est partie du visage de maman.

Un sourire en appelant un autre (par l’effet des neurones miroirs) il cherche tout simplement à le faire revenir. Il cherche, dans tous les sens du terme, à nous dérider !

Et si nous avons la malchance d’esquisser un sourire à la vue de leur « bêtise », il y a de grandes chances qu’il réitère, juste dans l’espoir de nous voir de nouveau sourire. Car notre enfant aime nous voir heureux et souriant. Alors si quelque chose, une action apporte de la joie à son parent, il cherchera à le reproduire pour le plaisir de voir sa maman, son papa heureux !

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