novembre 5

Stop à la peur que ton enfant soit “trop” gentil !

Temps de lecture : 4 minutes

Stop à la peur que ton enfant soit “trop” gentil !

portrait de Yannick Alain

Pour parler de gentillesse, de la peur que ton enfant soit “trop” gentil”, j’ai échangé avec Yannick Alain.

Yannick est entrepreneur, conférencier, formateur et co-auteur du livre “Les gentils aussi méritent de réussir”.

Tu peux suivre Yannick sur Instagram pour une dose de feel-good ou rejoindre son programme pour créer un business qui décolle, tout en respectant tes valeurs de Bienveillance, Intégrité, Ethique : La Neuro-Business School.

Mais surtout, Yannick est un “gentil”. Un vrai.

Je dirais même que Yannick est un Bisounours qui a réussi, et qui aide les autres Bisounours à réussir également !

Il a été un de mes mentors lors de ma formation pour devenir coach.

Et si tu écoutes le podcast, tu te rendras compte que la gentillesse de Yannick se ressent dans sa voix.

Nous avons échangé avec Yannick sur cette (fausse) croyance que l’on peut être “trop” gentil, et donc risquer de se faire marcher dessus. Il te partage sa vision de la gentillesse et comment la conjuguer avec l’affirmation de soi. Car les 2 ne sont pas incompatibles, bien au contraire…

Et c’est souvent une des craintes que nous avons en tant que parents…

L’ambivalence de vouloir que notre enfant soit un “gentil”, mais en même temps pas trop, afin de ne pas faire de lui une potentielle victime d’un enfant moins scrupuleux..

Je te propose ici un court résumé de notre échange !

“trop” gentil ? Non, il faut redéfinir la gentillesse.

La gentillesse est une valeur qui a été rabaissée ces dernières années.

Être “trop” gentil, c’est être un peu bête, naïf.

Alors que cela n’a rien à voir ! Yannick souhaite vraiment donner la part belle à la valeur de la Gentillesse, qui est une qualité d’ÊTRE.

Notre société valorise énormément le “FAIRE” et pas assez le “ETRE”.

C’est le moment de faire changer les choses et redéfinir ce qu’est la gentillesse, car non, on ne peut pas être “trop” gentil si on la place au coeur de qui on est !

Cette idée de devoir se battre contre les autres pour ne pas être trop gentil et se faire marcher dessus est une erreur !

La seule personne contre qui l’on peut se battre, c’est contre soi-même.

S’élever par rapport à soi et non en comparaison d’un autre. Car c’est cette vision qui peut nous conduire à vouloir “écraser” pour nous sentir plus forts.

C’est ce qui a induit cette vision erronée de la gentillesse de la considérer comme une faiblesse face à des personnes moins scrupuleuses…

Et une potentielle porte d’entrée à des situations de harcèlement !

Yannick prononce cette phrase qui résonne énormément en moi et ce que je t’ai partagé de mon vécu, concernant la situation de harcèlement scolaire que j’ai connu étant enfant, en primaire.

“Il n’y a pas de mauvaises personnes, que des gens blessés”.

Yannick Alain

Pourquoi est-ce que je suis gentil ?

Si tu te poses la question si tu es trop gentil ou si ton enfant est trop gentil, la première étape et de revoir la définition de la gentillesse et s’interroger pourquoi tu es gentil avec quelqu’un…

La gentillesse c’est un acte désintéressé, qui fait plaisir à l’autre.

Mais si tu y regardes de plus près, il est très rare que nous n’ayons en réalité aucune attente en retour.

Que notre gentillesse est purement désintéressée.

Souvent, notre gentillesse est dans le but conscient ou non d’acheter de l’attention, de l’amour. Attirer le regard de l’autre, sa sympathie à notre égard.

Tu le comprends, le problème qui a déformé la notion de gentillesse et conduit à la fausse croyance que l’on peut être “trop” gentil est lié à un manque d’affirmation de soi.

Notre peur des autres, du regard et jugement de l’autre, les croyances que l’on peut avoir sur nous…

Notre gentillesse n’est finalement là que pour pallier ou éviter cela.

Ce que n’est pas la gentillesse

La gentillesse ce n’est pas dire oui à tout, pour faire plaisir.

Car si la gentillesse se diffuse effectivement vers l’extérieur (donc à destination de l’autre), la gentillesse doit également se diffuser à l’intérieur de soi !

C’est-à-dire être gentil avec soi-même.

Exactement comme la notion de respect dont je t’ai parlé dans l’épisode 31.

Le triangle de la gentillesse : je suis gentil avec moi, je suis gentil avec toi, tu es gentil avec moi.

Donc être gentil est tout à fait compatible avec le fait de refuser, de dire non, voire de taper du poing sur la table pour s’affirmer, quand cela est nécessaire.

C’est ce dont je t’ai parlé justement dans l’épisode 65 pour aider ton enfant à réagir s’il se fait embêter, par exemple à l’école. Être gentil, cela passe quelques fois par le fait de savoir s’affirmer pour faire comprendre ses limites !

“trop” gentil : Zoom sur la relation entre 2 personnes

Par définition, une relation entre 2 personnes est sur un ratio de 50-50. Que ce soit une relation adulte-enfant, adulte-adulte ou enfant-enfant.

Peu importe le domaine : familial, amical professionnel.

Une relation équilibrée n’induit aucune dépendance d’une personne vis-à-vis de l’autre.

Cette fameuse petite phrase qui poignarde le cœur d’un parent :

“Mais il ne m’aime pas, il ne veut pas être mon copain”.

Quand ton enfant te confie cela, accueille son émotion, tu comprends sa peine.

Mais que même si ce copain ne l’aime pas, d’autres peuvent l’aimer. Qu’il mérite tout autant d’être aimé que lui aime son ami.

Yannick illustre la relation par la position verticale. Dans une relation équilibrée, les 2 personnes sont en position verticale, sur un pied d’égalité.

Dans le cas d’une blessure d’abandon, une personne aura alors peut-être la tendance d’une relation fusionnelle, se rapprochant de l’autre, entrainant par réaction une fuite.

Là où une autre personne ayant une blessure du rejet sera déjà en posture d’évitement et attirera probablement une personne plus “invasive”.

Une relation, c’est une danse à 2 où les 2 postures tendent à conserver un certain parallélisme.

les différentes postures dans une relation.

La définition de la Gentillesse par Yannick Alain

Pour résumer notre échange, Yannick résume la gentillesse par une équation très simple.

La Gentillesse c’est le croisement entre le respect et la dignité.

la vraie gentillesse consiste à l'association du respect de l'autre avec de la dignité (le respect de soi)

Le respect c’est le respect de l’autre, mais également le respect de soi.

C’est ce que Yannick nomme la dignité.

C’est se sentir digne de gentillesse de la part de l’autre. Digne de l’amour de l’autre.

En respectant l’autre, tout en te sentant ainsi digne de l’amour et la gentillesse de l’autre, tu t’assures d’être dans une position verticale au sein de la relation.

C’est à dire que la personne a autant de chance de t’avoir dans sa vie que toi de l’avoir dans la tienne.

Comment nourrir sa dignité pour ne pas tomber dans le “trop” gentil ?

Dans l’épisode 5 où je te partage mes 4 clés pour développer une belle et solide confiance en soi de ton enfant, je t’explique que l’estime de soi est en réalité basée sur 3 piliers:

estime de soi est la somme de l'image de soi, l'amour de soi et la confiance en soi
  • Confiance en soi
  • Image de soi
  • Amour de soi

Yannick partage son analyse du “problème” des personnes “trop” gentilles (et sans doute de ton enfant s’il est lui aussi “trop” gentil) : Cela serait souvent lié au fait d’un manque d’amour de soi.

Ce manque d’amour pour soi-même est lié au fait de ne pas se sentir “aimables”, dans le sens non digne d’amour.

Ce qui pousse alors ces personnes à agir, faire des choses dans le but de se sentir légitime de l’amour de l’autre.

Yannick nous partage sa technique qui lui a permis de nourrir son amour pour lui, de combler ce manque.

Il s’est construit un petit sanctuaire dans sa tête, un palais, un endroit sécurisé pour y abriter toutes les versions de lui enfant qui ont été blessées, humiliées.

Ce palais, il le défend farouchement et apporte la protection à ses petits Yannick enfants, tel qu’il aurait aimé qu’on le protège lui-même quand il a vécu ces expériences qui l’ont marquées.

Si quelqu’un lui parle mal, lui manque de respect, il va alors s’affirmer, se faire respecter pour faire respecter ses petits Yannick, ses enfants intérieurs.

Ce qui le conduit à nourrir sa dignité et donc être un vrai gentil, sans pour autant être un paillasson pour les autres.

Fini le “trop” gentil.

Yannick l’avait mentionné dans un de ses posts sur Instagram bien avant notre interview. Et cela avait tellement résonné en moi, que j’ai choisi d’en faire de même.

J’ai d’ailleurs sur mon bureau une photo de moi enfant, à l’âge où je n’ai pas su m’affirmer. C’est mon moteur pour ce que je fais aujourd’hui et ce que je te partage sur ce site et sur le podcast S’élever en même temps que son enfant.

Est-ce que le partage de Yannick t’a permis quelques prises de conscience et changements de regard ?

Vas-tu rechercher une photo de toi enfant et l’avoir à portée de vue, pour te rappeler que tu es digne d’être aimé(e) ?

Si tu désires creuser le sujet, je te recommande de suivre Yannick ou de lire son livre « Les gentils aussi méritent de réussir ».

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