avril 10

4 clés pour développer la confiance en soi de ton enfant

Les 4 clés pour développer la confiance en soi de ton enfant…

+ 1 clé bonus spéciale fratrie !



Dans cet épisode, nous allons parler de confiance en soi, d’estime de soi.

Et surtout, comment faire pour permettre à ton enfant de se construire une solide confiance en lui.

Comment, par de petites actions du quotidien, tu peux agir dessus et lui permettre de gagner confiance en lui-même…

Pour débuter, je souhaiterai faire un rapide point sur ce qu’est la confiance en soi… Histoire que l’on parle bien de la même chose !

La confiance en soi, c’est quoi ?

Souvent ce que l’on appelle abusivement « confiance en soi » est en fait l’Estime de soi.

L’estime de soi se construit sur 3 piliers :

  1. L’image de soi
  2. L’amour de soi
  3. La confiance en soi.

les 3 piliers de l'estime de soi sont l'image de soi, la confiance en soi et l'amour de soi

Dans ce podcast, j’ai choisi arbitrairement de prendre le raccourci que tout le monde utilise en parlant de confiance en soi, au lieu de l’Estime de soi.

Mais entend bien que toutes les clés que je vais te partager ensuite permettra à ton enfant de se construire une belle et solide estime en lui-même.

Pour en revenir à l’estime de soi, il est bien évident que pour se sentir bien dans ses baskets, il faut que les 3 piliers de l’Estime de soi soit fort et solide :

L’image que l’on a de nous, l’amour que l’on se porte à soi même et la confiance que nous avons en nous.

1) L’image de soi

L’image de soi est le regard que l’on porte sur soi-même, ce que l’on pense de l’impression que l’on donne aux autres, la façon dont nous nous percevons.

Tu imagines bien que le comportement, l’audace de tenter de nouvelles choses, ne sera pas la même pour ton enfant selon s’il a une image positive ou négative de lui-même…

Cette image de lui-même peut provenir des étiquettes que notre enfant peut entendre (« tu es turbulent », « tu es maladroit », « tu n’écoutes jamais » etc…) ou qu’il peut penser de lui dans certaines situations (« je suis trop fort » –> image positive de lui, « je suis nul » –> image négative de lui-même)

Tu comprends donc facilement comment l’image de soi impacte la confiance en soi de ton enfant…

2) L’amour de soi

S’aimer soi. S’accepter tel que l’on est…

Sans doute l’un des plus gros challenges de la vie !

C’est ce que je te propose entre autres avec mon accompagnement : Apprendre à accepter d’être une maman parfaitement imparfaite !

Et bien, pour ton enfant, c’est la même chose.

Lui apprendre à s’aimer lui, pour qui il est… y compris ses erreurs et ses échecs !

S’aimer soi, cela signifie ne pas avoir besoin de l’amour et la reconnaissance des autres.

Bien sûr que cela fait toujours plaisir les marques d’amitié, d’amour, de reconnaissance des autres.

Mais quand tu t’aimes toi suffisamment, tu ne tombes pas dans le piège de la dépendance affective. Le regard des autres n’est pas un poids pesant sur toi. Tu connais ta propre valeur, tu n’as pas besoin qu’une personne tierce te valide ou t’approuve.

Trop souvent, nous confondons Amour et Respect.

Nous recherchons l’amour des autres alors qu’ils ont le droit de ne pas nous aimer… Mais le respect…. C’est la base. Ce n’est pas l’amour que nous devons attendre des autres. Mais leur respect… Mais c’est une autre question… peut être le sujet d’un autre épisode ?

Quelques fois, nos croyances personnelles peuvent nous laisser penser que s’aimer soi-même, c’est une forme de narcissisme, d’égoïsme.

Alors que pas du tout. Comme toute chose, il existe un juste milieu ! Et souvent, par la peur, la crainte de paraitre égoïste, ou narcissique, on bascule automatiquement dans l’opposé… Au dépend de notre amour pour soi. Et on se retrouve très souvent dépendant du regard des autres…

Je me trompe, ou ça, ça te parle particulièrement ?

3) La Confiance en soi

La confiance en soi est en fait la confiance en nos capacités de réaliser certaines choses. Elle est liée à nos actes. Notre capacité à agir de manière appropriée dans toutes les situations.

Tu le vois, l’image et l’amour de soi sont liées à ce que l’on pense de soi, ce que nous SOMMES.

La confiance en soi est plus liée au comportement, à nos actions, dont nous nous jugeons capable, c’est ce que nous croyons pouvoir FAIRE.

Comment renforcer la Confiance en soi ?

Tu le comprends donc, dans cet épisode je vais te partager 4 clés pour te permettre d’aider ton enfant à se construire une belle et solide estime de lui-même.

Cela va bien au-delà de la « simple » confiance en ses capacités.

C’est l’aider à se développer une image de lui saine et positive, de cultiver son amour pour lui-même et enfin confiance en ses capacités.

paire de lunettes des parents

Comme toujours, tu le sais, ce dont je parle pour ton enfant est complètement transposable à toi.

Souvent en tant que maman nous n’avons pas confiance en nous…

Et même en dehors de notre rôle de maman, nous n’avons pas confiance, quelques soit le domaine de notre vie : familiale, professionnel etc… Nous sommes nombreuses, d’une façon générale, à manquer de confiance en nous… d’estime en nous.

C’est une des clés de l’accompagnement que je propose en coaching :

Apprendre à gagner confiance en soi, se construire une estime de soi forte. Pour être alignée et être dans les conditions idéales pour accompagner ton enfant…

Car tu l’as compris, l’Estime de soi, comme une plante, a besoin d’être régulièrement nourrie, arrosée :

Se sentir aimé et compétent, dans toutes les sphères de sa vie : famille, amis, école etc….

C’est valoriser ton enfant dans toutes ses différences.

Ce qui peut générer un manque d’estime de soi

Je le détaillerai plus en détails dans les 4 clés, mais en résumé il y a 4 raisons pour lesquelles ton enfant peut ressentir un manque d’estime pour lui-même :

  • Un sentiment de manque de protection
  • Un sentiment de manque de place (notamment la difficulté de trouver sa place au sein d’une fratrie)
  • Un sentiment d’amour incomplet
  • Un doute sur sa capacité à être, ou mériter, d’être aimé

Peut-être l’as-tu remarqué… je dis à chaque fois « un sentiment de (…) »

Car c’est là, la grande difficulté.

Même en faisant de ton mieux, en pensant bien faire, nous ne maitrisons pas comment l’autre interprète ce que nous disons, faisons (et pour cela je te renvoie à l’épisode 4 qui traite des « distorsions cognitives »… Ces raisons invisibles qui peuvent générer des quiproquos et de l’incompréhension entre toi et ton enfant…)

Mais je te rassure, en adoptant les 4 clés dans la relation de ton enfant, l’effet positif sera bien au RDV !

Maintenant que nous sommes sur la même longueur d’onde, j’en arrive enfin à ces fameuses clés pour te permettre d’aider ton enfant à se sentir confiant, à croire en ses capacités et s’aimer suffisamment pour développer une image de soi solide….

Et cela, par de simples petites actions dans votre vie familiale !

Les 4 clés pour développer la confiance en soi de ton enfant + 1 clé bonus spéciale fratrie

Clé N° 1 : Ecouter son enfant / S’intéresser à ses passions

Tu connais sans doute ce grand classique de la parentalité : Parler pour que les enfants écoutent et Ecouter pour que les enfants parlent d’Adèle Faber et Elaine Mazlish.

Et bien c’est exactement de cela qu’il s’agit ici !

Ecouter ton enfant quand il te parle de son univers, de sa passion du moment. Et pas de vagues « Mmmm, oui c’est bien chéri… continue… très bien ».

Non, ce dont je te parle ici c’est d’un intérêt réel. Ou tout du moins de montrer que tu fais l’effort de t’y intéresser un peu…

Et je te parle en connaissance de cause… Oui, je sais, quand on est sur les cartes Pokémon en boucle pendant des mois, c’est long… J’ai même dû apprendre les règles et chercher des tutos sur Youtube… Imagine !

Mais je ne me suis pas forcée. J’ai été honnête avec mon fils, tout en respectant mon propre besoin. J’ai dit à mon grand que ce n’était pas trop ma came, mais que je voulais comprendre pour l’aider à progresser et pouvoir le suivre dans ses explications quand il m’en parle.

Si tu te forces, si tu fais semblant, ton enfant le verras. Si ce n’est pas par tes paroles, c’est ton langage non verbal, ton comportement qui fera passer le message !

Donc ne te force pas. Mais explique-lui que ce qui lui plait est important pour toi aussi.

Sois honnête en lui disant que, non, pour toi ce n’est pas un grand kiff. Mais que tu t’y intéresses car cela à l’air important pour lui. Et que comme, lui, il est important pour toi, tu veux bien essayer de comprendre ce qui semble l’attirer tant !

Tu comprends l’idée, c’est donc de montrer de l’attention pour ton enfant d’une façon générale.

Le piège de l’attention négative

Car quelques fois nous avons tendance à être présente et montrer notre intérêt à notre enfant quand il ne va pas bien…

Quand tu vois ton enfant malheureux, triste, pleurer…

C’est naturel pour toi d’aller le voir, de chercher à le comprendre.

Sauf que, si nous accordons plus souvent notre attention à notre enfant quand il ne va pas bien, alors il y a un risque qu’il associe inconsciemment l’idée que Mal être = Attention de maman

Et donc, d’entrer dans un cercle vicieux…

Tu le comprends, il est donc important de montrer notre attention pour ce que vit notre enfant, l’écouter nous raconter son univers, ses passions, afin de lui permettre de se sentir important, aimé, et donc se construire une estime de soi solide.

Clé N°2 : Montrer à ton enfant que ses différences sont ses forces et Stopper les comparaisons

Afin d’aider ton enfant à s’aimer lui-même, dans toutes ses facettes, celles qui brillent, comme celles plus sombres, il est important de lui montrer qu’il est unique, et que ce sont ces différences qui font ce qu’il est, sa richesse !

Le piège de la comparaison

Concrètement cela signifie ne pas le comparer aux autres.

Si, tu sais, ces petites phrases du style :

« A ton âge, ton frère savait déjà s’habiller seul ! »

« Regarde, ton copain, lui, il sait lacer ses chaussures »

« A 7 ans, on ne fait plus pipi au lit quand même ! »

« Regarde comme la fille de nos voisins est polie. Prend exemple sur elle ! »

Je ne dis pas qu’il ne faut pas encourager nos enfants à une certaine forme d’autonomie, de politesse etc…

Je dis juste qu’il y a d’autres façons de faire, que de comparer les enfants entre eux !

Car inconsciemment, cela induit une notion de compétition.

Qui peut être très saine, on est d’accord. Mais quand elle est sur un terrain de sport.

La compétition dans la vie de tous les jours n’est pas des plus bénéfiques car elle peut conduire à une forme de perfectionnisme néfaste, extrême.

Fais confiance à ton enfant !

Naturellement il viendra seul à l’envie de bien faire.

Pas besoin d’induire une certaine forme de pression pour cela… Car le perfectionnisme conduit inévitablement à la culpabilité de ne pas y arriver… Ce qui est la porte ouverte à une baisse de la confiance en soi !

Bref, en résumé :

Fais la chasse aux comparaisons.

Dès que tu constates qu’inconsciemment tu as peut-être comparé ton enfant à un autre, reprends ta phrase pour la tourner de façon constructive, et individuelle.

Si je reprends mes exemples, cela pourrait donner :

« Tu n’es pas encore autonome pour t’habiller… Qu’est ce que je pourrais faire pour t’aider à gagner en autonomie ? Tu préfèrerais un pantalon à taille élastique au lieu du bouton et de la fermeture éclair ? »

« Je vois que les lacets te donnent encore un peu de mal. Souhaites-tu que l’on essaie d’apprendre sur un support et, en attendant, on cherche des chaussures à scratch ou à fermeture éclair ? »

« Tu sais, cela arrive fréquemment de ne pas garder son lit au sec à 7 ans. Personne n’en parle, mais tu n’es pas le seul à qui cela arrive. Tu vas y arriver, aie confiance en toi. En attendant je vais t’apprendre à retirer les draps pour que tu puisses les mettre dans la machine à laver »

(et bonus pour ceux et celles concernées : « Moi aussi, à ton âge, j’avais encore des accidents. J’ai réussi à garder mon lit au sec de façon définitive qu’à partir de 8 ans… L’âge dépend pour chaque enfant. Mais aie confiance. Cela viendra pour toi aussi. Sois patient et confiant »)

« Tu vois, c’est agréable quand on est poli avec les autres. C’est pour cela que je trouve important que tu dises bonjour quand on rentre dans le magasin. Tu as remarqué comme les gens sourient quand tu leur dis bonjour ? Tu leur apportes un peu de bonne humeur avec ton sourire ! »

Tu vois, j’exprime les mêmes idées… Sans passer par la comparaison !

Je parle de « problème » sous la forme d’un axe d’amélioration qui viendra naturellement…

L’idée c’est vraiment de mettre l’accent sur ce qui rend unique ton enfant. Que c’est ok comme il est. Et qu’il va naturellement progresser. Et qu’il mette du temps pour cela c’est ok aussi !

Tu es une maman parfaitement imparfaite, c’est ce que je te répète pour t’aider à l’accepter… Et bien ton enfant est un enfant parfaitement imparfait et c’est tout aussi ok !

Clé N°3 : Être un modèle d’imperfection pour ton enfant

La 3ème clé est un peu dans la continuité de la seconde…

C’est d’aider ton enfant à accepter ses erreurs, ses échecs.

Accepter des « critiques », se relever, et réessayer. Avec un axe d’amélioration.

Mais comme je te l’ai dit dans l’épisode 3 : les 3 idées reçues sur la Parentalité Bienveillante, nos enfants font ce qu’ils voient. Pas ce qu’on leur dit !

Ça se saurait si les leçons de morale marchaient !

Le piège des messages opposés

Nos enfants captent toute notre communication non verbale. Et si, en tant que parent, nous ne sommes pas cohérents entre nos paroles et nos actes… Autant te dire que cela ne peut pas marcher !

Et bien, en ce qui concerne la confiance, l’estime de soi, c’est la même chose pour ton enfant.

Si tu lui dis :

« Aie confiance en toi ma chérie, tu sais que tu peux y arriver »

Mais qu’elle voit que toi, tu manques de confiance en toi, tu n’oses pas affirmer tes positions (ou tout simplement prendre position). Que tu doutes régulièrement de tes choix, que tu te reposes sur les autres pour confirmer ou infirmer tes décisions….

Le message sera brouillé.

Car dans un sens, ton enfant entendra « aie confiance en toi, tu peux ».

Et de l’autre, elle te verra toi, douter, demander la confirmation auprès d’un autre…

Donc très probablement elle aussi cherchera la confirmation de ses décisions, de ses choix auprès des autres et n’écoutera pas sa petite voix intérieure qui lui souffle « oui, vas-y, tu peux y arriver ! »

C’est entre autres pour cela que, presque systématiquement, mes coachings passent par la case « construction / reconstruction de l’estime de soi ».

Je dis « presque » car je n’aime pas les automatismes (tu commences à me connaitre !) et que chaque coaching est personnalisé…

Mais en réalité jusqu’à aujourd’hui, 100% de mes accompagnements sont passés par cette étape !

Car je suis convaincue de l’importance de la congruence du parent vis-à-vis de son enfant. C’est-à-dire faire ce que l’on dit.

Concrètement, cela signifie montrer à ton enfant tes propres erreurs, tes propres échecs. Tes doutes.

Et comment tu t’en relève, comment tu les surmontes.

Partage, avec ton enfant, dans toute ton authenticité, afin qu’il se construise sur cette base saine :

Accepter sa propre imperfection en voyant la tienne. En apprenant de toi comment faire face à ces zones un peu moins brillantes…

Clé N°4 : Lui apprendre l’humour, le vrai : l’Autodérision

La 4ème clé est d’apprendre l’humour à ton enfant.

Le vrai : Celui qui consiste à rire de soi quand l’occasion se présente.

Et non pas celui qui consiste à se moquer de l’autre !

Car, lorsque tu ries de ton enfant, d’une « bêtise », d’une erreur qu’il fait, par cet acte, il intègre le fait que l’on peut rigoler au dépend de l’autre. Et que c’est ok.

Toujours cette notion de congruence, tu le vois, qui me tient à cœur !

Mais si tu lui apprends l’auto-dérision, tu l’aides à apprendre à accepter ses erreurs, ses imperfections.

Et le meilleur moyen de le lui apprendre c’est de lui montrer l’exemple !

Par exemple, ce matin, j’ai enfilé les chaussures de Crapopoulos à l’envers.

Mes 3 enfants m’ont regardé bizarrement, ne savant pas trop comment réagir. J’ai tout naturellement rebondi sur ma boulette en leur disant :

« Oula, maman n’est vraiment pas réveillée ce matin ! Je crois que je vais devoir faire appel à vous pour mettre mes chaussures car apparemment je ne sais plus faire ! »

Je les ai fait rire, on en a rigolé tous les 4 ensemble !

En gros, cela correspond un peu à la Règle d’Or :

Traite les autres comme tu voudrais être traité.

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse.

Et je vois les premiers signes chez mes grands que le message est passé, car il leur est déjà arrivé de me rapporter des scènes à l’école qui les choquent, où ils ne comprennent pas que l’on puisse se moquer de quelqu’un d’autre. Attention.

Mes enfants ne sont pas des anges, il leur arrive également de se moquer l’un de l’autre.

Mais alors, quand je le constate, je peux plus facilement faire appel à leur empathie en leur rappelant que, pointer du doigt la bêtise de l’un, fait peut être rigoler… Mais que l’autre n’a franchement pas l’air d’en rire.

Je leur rappelle alors que l’humour, le vrai, c’est quand tout le monde rigole.

Pas quelques-uns aux dépends d’un autre !

Tu le vois, l’autodérision est aussi une très bonne arme pour bâtir une image de soi, une confiance en soi solide !

Et en plus avec une pointe de fun. Pourquoi s’en priver !

Clé Bonus spéciale fratrie : Du temps en tête à tête

En plus de ces 4 clés, je voudrais t’en partager une 5ème, qui est plus dédiée dans le cas de fratrie, ou lorsque l’on doit s’occuper de plusieurs enfants en même temps.

Consacrer du temps individuel à chaque enfant est un véritable casse-tête pour les parents.

Le piège du groupe

En fait, l’erreur sous-jacente est de raisonner en tant que famille, ou en termes de couple, parents d’un côté et enfants de l’autre.

En pensant ainsi, l’individu s’efface au profit de la « collectivité », du groupe.

Comme évoqué lors de la clé N°2, pour s’aimer, ton enfant a besoin de se sentir unique, différent.

Si on raisonne et parle en termes de groupe comme « les enfants », bye bye l’unicité. La personnalité s’efface au profit du collectif « enfants ».

C’est d’autant plus visible dans les fratries de plus de 2 enfants. Le second a quelques fois du mal à trouver sa place au sein de la famille (et a donc naturellement tendance à renforcer sa différence par son opposition).

Si je prends l’exemple d’une famille de 3 (au hasard…. Ca ne sent pas du tout le vécu <img role= » />) :

L’aîné restera toujours le premier. Quel que soit son âge, nous découvrons les challenges et les plaisirs de son âge avec lui.

Le petit dernier… Lui, restera toujours le petit dernier ! Le plaisir de goûter aux derniers câlins (volontaires), aux petits pieds ronds etc…

Mais le 2ème…. Où se place-t-il ?

Quand j’ai été enceinte de Crapopoulos, notre dernier, j’avais déjà bien conscience de cela !

Nous faisions donc attention, pour que Choupinette ait toute l’attention qu’elle mérite et a naturellement besoin.

Et j’ai pris un grand coup dans la face quand j’ai voulu envoyer des photos des enfants à leur ancienne nourrice pour donner des nouvelles après la naissance :

J’avais plein de photos de mes 3 loustics.

Plein de mon grand et de ses 1ère fois.

Naturellement plein de mon bébé.

Beaucoup de Choupinette et Chocapic.

Beaucoup également de Choupinette et Crapopoulos…..

Mais Choupinette seule…

Pfff la claque !

2 pauvres photos !

Et encore, j’ai dû remonter sur plus de 6 mois pour les trouver.

C’était très symptomatique !

Tu le vois, même en le sachant, même en y faisant attention, il est difficile de vraiment donner de l’attention individuelle à tes enfants.

Et c’est pourtant essentiel pour qu’ils se sentent exister par eux-mêmes. Pas comme une entité « les enfants », « les garçons », « les filles » etc…

La bonne nouvelle, c’est que passer du temps en tête à tête avec ton enfant ne signifie pas passer 1h avec chaque (car selon la composition de ta famille, 24h peuvent ne pas suffire !)

Le temps qualitatif est beaucoup plus important que le temps quantitatif.

Cela signifie que passer du temps de qualité est tout aussi, si ce n’est plus, important pour ton enfant que le nombre de minutes ou d’heure.

Par exemple, cela peut s’inscrire dans le rituel du soir. Un moment de câlin, de lecture, de discussion autour de la journée, un massage… C’est un temps privilégié en tête à tête !

Cela peut être au réveil également, selon le rythme de chaque famille.

Mais si tu ne dois retenir qu’une chose : C’est de garder en tête de penser en terme « d’individu » au lieu du groupe.

C’est appeler tes enfants par leurs prénoms pour les appeler à table, leur poser une question.

Au lieu de dire « les enfants, à table », « les enfants, que voulez-vous faire ce aujourd’hui ? »

Conclusion

Pour résumer cet épisode, tu le comprends, il est important de :

  • T’intéresser à ce qu’aime ton enfant, lui montrer de l’intérêt pour ses passions.
  • Lui donner le sentiment qu’il est unique, que ses différences sont sa richesse, et ne pas le comparer.
  • Être toi-même un modèle pour lui dans l’acceptation de ton imperfection !
  • Et lui apprendre le vrai humour : l’auto-dérision en le pratiquant toi même.

Cela peut te paraitre très (trop ?) simples, mais ces 4+1 petites actions quotidiennes permettront à coup sûr d’aider ton enfant à se construire une image positive de lui, un amour pour lui-même sain et gagner confiance en lui…3 piliers forts pour une estime de soi au top !

Temps de lecture : 9 minutes

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