novembre 25

Sommeil de l’enfant (3 et 6 ans) : Le comprendre pour l’accompagner

Temps de lecture : 5 minutes

Sommeil de l’enfant entre 3 et 6 ans : Le comprendre pour mieux savoir l’accompagner

Si on entend de plus en plus de conseils pour accompagner les bébés au sommeil de manière respectueuse (sans avoir recours aux conseils de « dressage » au sommeil avec des techniques telles que le 5-10-15) souvent on se retrouve bien démuni quand notre enfant de 3 ans a de nouveau (ou pour la 1ère fois) des problèmes de sommeil, d’endormissement ou de réveils nocturnes !

Tu pensais sans doute en avoir fini avec la phase 0-2 pleine de nuits trop courtes, entre coupées… Et voilà que ton enfant de 3 ans fait des pieds et des mains le soir en refusant de se coucher, se réveille plusieurs fois la nuit et vient te retrouver… Comment faire ?

C’est exactement pour avoir traversé cela que je suis heureuse de te présenter le résumé de mon échange avec Pauline.

résoudre les problèmes d'endormissement enfant 3 à 6 ans avec Pauline consultante en sommeil

Pauline est consultante en sommeil, spécialiste du sommeil des enfants entre 0 et 6 ans, de manière respectueuse (c’est à dire en nourrissant le lien d’attachement parent / enfant).

Tu peux retrouver Pauline sur Instagram sous le pseudo @maminka.sommeil

Je te propose ici un court résumé de notre échange !

A chaque enfant son rythme de sommeil

Tout comme nous adultes nous pouvons avoir des rythmes de sommeil différent (petit ou gros dormeur, nous avons tous un chronotype qui nous est propre), il en est exactement de même pour les enfants, et ce, dès leur naissance.

Les moyennes d’indication de sommeil ne sont que des moyennes et donc ne concernent pas tous les enfants !

L’erreur la plus commune est de se focaliser sur le temps de sommeil nocturne.

Mais en réalité, c’est la quantité de sommeil sur 24h qu’il est plus intéressant de prendre en compte.

Si ton enfant ne faisait plus la sieste, se couchait à 20h pour se réveiller le lendemain à 6h30 et qu’avec l’école et le temps calme obligatoire (où ton enfant dort ou se repose) il est alors logique qu’il ne parvienne plus à s’endormir comme avant à 20h car il n’est tout simplement pas fatigué, ayant son « quota » de 24h identique, mais incluant le temps d’une sieste !

Les particularités du sommeil d’un enfant de 3 ans

Si on reprend la moyenne de sommeil d’un enfant entre 3 et 5 ans, les récentes études montrent un besoin de sommeil de 10 à 13h de sommeil, en moyenne, par 24h !

C’est finalement proche de ce que peut dormir un adulte et sans doute plus bas que ce que tu avais en tête !

La particularité du sommeil d’un enfant de 3 ans c’est que la fonction du sommeil a changé. Auparavant, une des fonctions principales étaient le développement du cerveau. A 3 ans, le besoin est plus lié à une réparation et maintenant du cerveau.

Il est donc naturel que le sommeil se modifie, vu que la fonction principale a évolué.

L’enfant de 3 ans passe alors plus de temps en sommeil profond qu’en sommeil actif.

Et les raisons des réveils nocturnes évoluent eux aussi ! On passe des réveils liés aux dents, aux besoins de tétée, des pics de développement à des réveils plus liés au développement de l’imagination, et donc l’apparition de potentiels cauchemars !

Le sommeil n’est pas une compétence à acquérir

Souvent les parents penses à tort à une régression de l’acquisition du sommeil quand un enfant commence à avoir des troubles du sommeil entre 3 et 6 ans.

Mais le sommeil n’est pas une compétence à acquérir.

C’est en réalité un état, qui, lorsqu’il est perturbé, devient le symptôme d’un dysfonctionnement.

Si ton enfant a du mal à aller se coucher, s’il a de multiples réveils la nuit, cela traduit en réalité que quelque chose le travaille. Ce n’est pas qu’il ne « sait pas s’endormir seul ».

C’est qu’il exprime, par sa difficulté à s’endormir un besoin sous jacent.

Les perturbations du sommeil sont en réalité des symptômes.

Ce n’est pas le sommeil qu’il faut « corriger », mais ce qui le perturbe.

Cela peut être en lien avec les émotions ressenties au cours de la journée ou des jours précédent par exemple.

C’est en cela que « vider le placard aux émotions » tel que je te le partage dans l’épisode 22 peut être utile.

Le sommeil est une longue séparation pour ton enfant

Un autre fait à prendre en considération, c’est que le sommeil est en réalité la plus longue séparation que l’enfant vit de son parent !

Et cette séparation est liée au fait de dormir, au sommeil. Donc il s’agit d’une séparation quand l’enfant dort seul dans sa chambre. Mais c’est également le cas lorsque l’enfant dort dans la chambre familial avec ses parents !

Sommeil : Quand la norme sociétale et la norme biologique s’opposent

La norme sociétale dans les cultures occidentales c’est « chacun dans sa chambre ». Et ce, depuis la révolution industrielle où l’on a considéré que les parents devaient être reposé et bien dormir la nuit afin d’être productif la journée le lendemain !

Sauf que le cerveau humain, lui se moque bien des normes sociétales !

Ce qui compte avant tout c’est la norme biologique : Seul l’être humain est en danger. Encore plus quand on est un enfant !

Penses-tu que nos ancêtres mettaient leurs enfants de 3 ans à dormir dans une grotte séparée, seul ?

Bien sûr que non et tu trouves même l’idée sans doute saugrenue ! Et bien le cerveau humain le perçoit exactement comme cela ! C’est un hérésie de séparer l’enfant de son parent !

Le secret pour que le sommeil de ton enfant coïncide avec tes besoins de parents

Et pour autant, il est tout aussi légitime que si l’on désire dormir en couple dans notre chambre, sans enfant soit possible si tel est notre choix !

Seulement, il faut garder ce besoin en tête pour alors accompagner ton enfant dans le fait de dormir seul dans sa chambre.

Accompagner ton enfant au sommeil respectueusement est bien heureusement compatible avec notre quotidien actuel… Cela demande juste quelques ajustements dans notre posture et notre façon d’être avec notre enfant !

(tu le vois, je dis « nous », car je suis dans ce cas : après plusieurs mois/ années à dormir avec mes enfants, aujourd’hui ils dorment tous chacun dans leur chambre…)

Comment réagir quand ton enfant de 3 ans refuse d’aller se coucher

Ton enfant refuse d’aller se coucher le soir ? Il se relève toutes les 5 minutes pour boire une verre d’eau, faire pipi, avoir un dernier bisou, etc. ?

Pauline rappelle dans cet épisode que les perturbations du sommeil d’un enfant de 3 à 6 ans n’est pas une « régression ». Ce n’est pas que ton enfant ne sait pas s’endormir tout seul (ou ne le sait plus).

Cette difficulté d’endormissement est en réalité le symptôme d’un problème sous-jacent.

Peut être un évènement vécu au cour de la journée, un changement dans son environnement.

Un besoin de connexion à consolider avec son parent.

Donc au lieu de se fâcher le soir pour que ton enfant accepte de rester dans son lit, il est souvent plus efficace de prendre le temps de lui donner un moment d’attention.

Sortir de la chambre, prendre un moment ensemble, voir même se balader 10 minutes dehors… Pour sortir de l’environnement de tension du coucher.

Oui, cela va reculer un peu l’heure du coucher, mais remplir le réservoir affectif de ton enfant, ou lui permettre de vider son placard aux émotions, c’est un petit investissement de temps qui est souvent bien vite amorti !

Comment réagir quand ton enfant se réveille en pleine nuit : Mon astuce pour y mettre fin rapidement

Ton enfant se réveille en pleine nuit et refuse d’aller se coucher ?

Mon retour d’expérience est que rassurer ton enfant sur ta disponibilité est le meilleur moyen de le sécuriser et donc de faire cesser les réveils !

Je t’en ai déjà parlé dans mon précédent article sur le sommeil des enfants, survie des parents

Quand mon mari renvoie notre fils se coucher, refusant d’écouter sa demande, ou sa peur de son cauchemar, tu peux être sur que notre fils refusera d’aller se recoucher ou bien qu’il reviendra en moins de 15 minutes.

Si j’accueille son émotion (et oui, encore et toujours les émotions !!!) que je lui dis qu’il peut venir me voir si besoin, il vient alors me retrouver, je lui fais un bisous, je le « recharge en amour » avec un gros câlin et le rassure qu’il peut revenir si besoin…

Résultat : Il retourne se coucher de lui-même et ne revient pas !

Il a testé la réalité de mes propos sur 2 ou 3 nuits : qu’il peut venir s’il a besoin.

Une fois rassuré, il n’a plus eu besoin de venir, ni de se réveiller !

C’est tout le bénéfice de rassurer les enfants et de cultiver la confiance qu’ils peuvent avoir en nous, parents !!

L’accompagnement au sommeil de Pauline

Cet article est le résumé de mon échange beaucoup plus complet avec Pauline, consultante en sommeil pour les enfant entre 0 et 6 ans.

Pour aller plus loin et bénéficier des conseils spécifiques de Pauline, elle te propose sur son site des accompagnements spécifiques (Liens affiliés) :

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