août 28

Comment favoriser l’autonomie de ton enfant ? Le tour pièce par pièce de ta maison

Temps de lecture : 12 minutes

Comment favoriser l’autonomie de ton enfant ? le tour pièce par pièce de ta maison

L’autonomie de nos enfants… Le Saint Graal parental !

Nous aspirons toutes et tous à ce que nos enfants deviennent un peu plus autonomes afin de pouvoir retrouver un peu de temps…

Mais est-ce que tu permets réellement à ton enfant de devenir plus autonome ?

Favoriser l’autonomie, c’est quoi ?

As-tu remarqué que, bien souvent, ton désir d’autonomie ne correspond pas à celui de ton enfant ?

Souvent, nous souhaitons que notre enfant devienne plus autonome sur certaines tâches en particulier : Se laver, s’habiller…

Alors que ton enfant, lui, c’est plutôt de manger par lui même, se servir tout seul, décider de ce qu’il veut porter comme vêtement… Autant de sujets où, pour le coup, nous décidons bien souvent pour nos enfants !

La première prise de conscience que je souhaite t’apporter aujourd’hui est d’ouvrir ton regard sur le champ des possibles de l’autonomie de ton enfant… Quelque fois, favoriser l’autonomie de ton enfant, ce n’est pas juste ce que tu considères TOI… Mais écouter tous les besoins d’autonomie de ton enfant, y compris ceux que tu n’envisageaient pas…

Faire et décider seul

Parce que, finalement, pour ton enfant, son besoin d’autonomie est le besoin de FAIRE et de pouvoir DECIDER seul, par lui-même.

C’est pour cela que beaucoup parle de la « crise des 2 ans », le fameux « terrible two » (qui en réalité peut commencer plus tôt et arriver même plus tard!). Ces différents passages de son développement ne sont pas des phases d’opposition. Mais ce sont des périodes où ton enfant affirme qui il est. C’est une phase d’AFFIRMATION. C’est normal dans son développement et même très sain.

Du moment que tu permets à ton enfant d’affirmer qui il est, il n’a alors plus le besoin de le faire par de l’opposition…

Et crois-moi, cette leçon, je l’ai chèrement apprise grâce à ma fille. Mon second enfant. C’est grâce à elle que j’ai le plus appris sur moi et évolué!

Je t’en ai un peu parlé dans mon article sur « comment éviter la « crise » des 2 ans ».

Tu le comprends donc, favoriser l’autonomie de ton enfant, c’est lui permettre de faire par lui même, décider lui-même.

C’est l’accompagner vers qui il est ! Et donc lui permettre d’affirmer qui il est…

Une façon de passer ce cap de son développement avec un peu plus de douceur !

Je t’ai partagé il y a quelques semaines cette citation de Alfie Kohn :

Alfie Kohn

Et bien, c’est exactement pour cela que favoriser l’autonomie de ton enfant s’inscrit logiquement dans un choix de parentalité bienveillante : C’est permettre à ton enfant de faire par lui-même, pour lui-même.

Les enfants apprennent donc à être autonomes en devenant autonomes, et non en le faisant à leur place…

Gagnant pour ton enfant, Gagnant pour toi !

D’autre part, si tu n’es pas encore tout à fait convaincue, laisse-moi te présenter un autre avantage de donner de l’autonomie à ton enfant, même pour des choses que tu aimerais encore faire pour lui (comme peut-être choisir ses vêtements pour être sur qu’ils soient adaptés à la météo etc…)

Si ton enfant apprend à faire et décider par lui-même, c’est autant de sollicitations de moins que tu auras!

Et donc plus rapidement retrouver un peu de temps pour toi !

Alors, oui, au début cela va te demander de la patience, de prendre un peu plus de temps…

Mais vois-le comme un investissement sur le futur :

Un peu de temps aujourd’hui mais qui évitera de possibles colères de frustration ou d’affirmation.

Et puis de toute façon, ton enfant devra bien un jour faire ou décider par lui-même.

Alors pourquoi pas dès maintenant ?

Tout le monde sera gagnant finalement !

Comment favoriser l’autonomie de ton enfant dans la maison ?

Si tu es encore en train de m’écouter c’est que tu es en partie d’accord avec ce que je te propose… Mais alors comment faire pour favoriser l’autonomie de ton enfant ?

En fait, je te propose, comme j’en ai l’habitude si tu me suis, de changer de regard sur ta maison et tes habitudes, pour te mettre à la place de ton enfant…

Pourquoi est-ce que le linge traine systématiquement par terre (que ce soit le manteau ou bien son pyjama). Pourquoi ses chaussures trainent sur le sol et ne sont pas dans le meuble dédié ?

Je te propose de passer en revue chaque pièce de ta maison pour voir ce que tu peux adapter, imaginer… Je te partagerai mes astuces et ce que j’ai mis en place avec mes propres enfants…

Commençons par le début :

l’Entrée : Comment favoriser l’autonomie de ton enfant

LA pièce par définition où tout traine au sol… (tout du moins chez moi, avant que je ne me pose sur le sujet !) : les chaussures, le manteau, le sac (ou cartable)….

Les chaussures

Chaque famille a son propre mode de rangement des chaussures : Pour certains, c’est dans un meuble dédié, pour d’autres dans la boite d’origine, d’autres encore dans le garage… Peut importe en réalité !

Mais ce que je te propose c’est d’analyser ton mode de rangement des chaussures avec les yeux de ton enfant. Et donc, tenir compte de son âge !

Le nombre

Si ton enfant est encore petit, tu as sans doute entendu parler que chez un jeune enfant, il est préférable de lui proposer un choix limité : 2 ou 3 maximum.

Regarde le nombre de paires de chaussures dont dispose ton enfant :

  • En a-t-il beaucoup ?
  • Est-ce compatible avec sa capacité de choix?
  • Est-ce que chaque paire est nécessaire ?

Loin de moi de te culpabiliser si tu réalises que ton enfant a plus de paires de chaussures que toi! Il faut dire que les enseignes sont très fortes pour nous proposer des chaussures plus mignonnes les unes que les autres! Mais, est-ce utile pour ton enfant ? (au delà des éventuelles économies et du temps de gagner pour choisir quelle paire mettre ?

Mon expérience

A titre d’exemple (et qui n’a rien d’une vérité absolue) mes enfants ont chacun 5 paires de chaussures :

  • 1 paire de chaussons,
  • 1 paire de baskets,
  • 1 paire de sandales,
  • 1 paire de tongs,
  • 1 paire de bottes.

Ma fille a 2 paires supplémentaires :

  • 1 paire de bottines et 1 paire de ballerines.

Le rangement

Une fois le point fait sur la quantité de chaussures à ranger ou à choisir, jette un œil sur la façon de les ranger…

Est-ce adapté à l’âge de ton enfant et de ses capacités?

Mon expérience :

Je pense notamment aux armoires à chaussures qui peuvent être plus difficiles pour un jeune enfant.

Pour te donner mon évolution personnelle, avant j’avais un système d’étagères à chaussures dans mon placard d’entrée.

Parfait pour nous adultes.

Mais une galère sans nom pour mon fils pour qui il était compliqué de trouver le savant équilibre pour que la chaussure reste en place…

Et comme l’Etre Humain est conditionné pour ne faire que ce qui lui est facile et évident… Mon fils a vite lâché l’affaire !

Et je me suis retrouvée avec un placard où les chaussures dégringolaient d’un système pourtant fait pour elles ! Je ressentais une pique à chaque fois que j’ouvrais ce placard… C’est à dire très souvent ! (Sans parler du fait qu’à l’époque je n’avais pas encore découvert les bienfaits du minimalisme!)

Mon placard de l’époque, débordant de NOS chaussures… Tu ne vois pas celles de mes enfants qui gisent au pied!

En voyant comment mes enfants fonctionnaient, je me suis vite aperçue que leur demander de ranger correctement leurs chaussures sur une étagère, c’était au delà de leurs portées / capacités.

Par contre, ranger leurs jeux dans un bac semblait être dans leurs cordes.

J’ai alors choisi d’adopter cette façon de ranger.

Aujourd’hui, j’ai toujours un système d’étagère pour nous, adultes (en réalité, c’est plutôt un casier et nous avons drastiquement réduit le nombre de paires de chaussures également!) et un système de bac de chaussures pour les enfants. Chacun le leur (sauf les bottes qui sont souvent sales et donc ont trouvées leurs places dans le garage).

C’est beaucoup plus simple pour eux, et depuis que nous avons adoptés ce système, plus aucunes chaussures ne trainent! (cela fait maintenant un peu plus de 3 ans, et même Crapopoulos qui vient tout juste d’avoir 3 ans a adopté ce système)

Tu le comprends, adopte un système qui est FACILE pour ton enfant. Pour lequel le rangement ne lui demande pas d’effort particulier… C’est la clé !

Les manteaux

Je t’invite à te poser les mêmes questions que pour les chaussures, toujours en te mettant à la place de ton enfant :

  • Combien de veste/manteau ton enfant a ?
  • A-t-il besoin de tous ?
  • Est-ce que le moyen pour ranger les manteaux et vestes est adapté à ton enfant, à son âge et à ses capacités ?
  • Est-ce que ranger correctement son manteau ou sa veste lui demande un « effort » particulier, demande une certaine dextérité ? (je vise par cette question les cintres qui ne sont pas vraiment à la portée des plus jeunes enfants… Quand je vois que mon mari a encore du mal à mettre les épaules au bon endroit sur un cintre, je m’interroge si les cintres sont vraiment simples et adaptés pour un enfant 😅 Il va me tuer s’il m’écoute 🤣)

Mon expérience

Jusque très tard, et comme nous avions une penderie dans notre entrée, mon fils ne pouvait pas ranger son manteau seul.

Il était dépendant de nous pour le prendre ou le ranger. Alors, pour peu que nous ne soyons pas disponibles au bon moment, le manteau finissait souvent en boule, par terre, dans le placard (ou carrément devant!)

Encore un petit irritant du quotidien… Mais qui finalement était de notre faute, vu que nous n’avions pas mis les moyens à disposition de notre fils pour le faire lui-même et le rendre autonome !

Nous avons alors pris le parti d’accrocher une patère sur la porte de notre placard d’entrée, à la hauteur de notre fils afin qu’il puisse accrocher sa veste seul.

Si tu optes pour cette solution, choisis bien ta patère assez large pour que la veste tienne facilement, sans avoir besoin de précision dans le geste afin qu’elle ne tombe pas dès que tu refermes la porte !

C’est le bémol que j’ai pu constater. Mon fils me disait avoir accroché son manteau et moi je le retrouvais par terre…

Tu imagines sans doute la scène facilement… Je ne le croyais pas.

Jusqu’au jour où j’ai moi-même accroché la veste et entendu qu’elle tombait aussitôt la porte fermée !

Nous avons donc revu notre système… Surtout qu’entre temps la famille s’était agrandie. Ce n’est plus 1 mini manteau qu’il faut accrocher maintenant… Mais 3 !

Nous avons donc opté pour un système de portemanteaux mural. Avec de larges branches pour que les manteaux, casquettes et autres écharpes tiennent facilement.

Le tout fixé à la bonne hauteur pour nos 3 enfants !

J’ai dernièrement amélioré le système en ajoutant des petites patères murales afin de suspendre les casquettes/bonnets et écharpes facilement… Car avec 1 manteau et 1 imperméable chacun, les portemanteaux sont déjà bien chargés !

Une fois de plus, tu le comprends : le mot d’ordre pour favoriser l’autonomie de ton enfant, c’est chercher le moyen de rendre l’accès et le rangement FACILES pour ton enfant !

Le sac / cartable

Le sac de la crèche qui traine par terre… le cartable laissé négligemment dans l’entrée qui n’attend qu’une chose : Te faire tomber par terre… Ça te parle ?

Alors, je ne vais pas te rabâcher les oreilles sur la quantité de sacs dont dispose ton enfant, tu connais maintenant la chanson !

Mais comment et où les ranger ?

Car si tu ne veux pas qu’ils trainent dans la maison et te prennent en traitre pour te faire étaler de tout ton long, il faut qu’ils aient une place attitrée dans la maison.

Et comme tu l’as compris maintenant, l’endroit et le moyen de le ranger doivent être adaptés aux capacités de ton enfant, et surtout le ranger doit être FACILE pour ton enfant !

Donc je te conseille d’oublier les petits crochets pour le suspendre comme c’est pourtant si joli dans les tableaux Pinterest que tu regardes…. Ca n’a rien de facile, et pour un enfant de moins de 6 ans, c’est même voué à l’échec !

Tu peux opter pour le bas d’un placard, un bac… Ce qui convient le mieux à ton espace, mais surtout à toi et ton enfant !

Mon expérience

Le vrac étant toujours l’option la plus facile pour les enfants, j’ai là aussi adopté cette solution :

J’ai un bac où je range les sacs qui ne servent pas quotidiennement : les fantaisies que ma fille collectionne, les sacs à dos pour nos balades, etc.

Et dans notre cellier où nous avons aménagé notre espace entrée, j’ai créé une étagère profonde et basse, qui puisse servir pour poser simplement les cartables et sacs à main.

Ce n’est pas le rangement le plus stylé, mais c’est efficace : Les enfants y déposent leurs cartables et depuis, nous n’avons plus eu la surprise d’un 100m saut d’obstacles version cartables! Même Crapopoulos peut y prendre seul son écharpe de portage quand il en ressent le besoin pour me l’apporter.

la Cuisine / Séjour : Comment favoriser l’autonomie de ton enfant

Tout comme dans l’entrée, l’idée pour permettre à ton enfant de gagner en autonomie, c’est de lui permettre de faire par lui-même, et l’encourager à participer à la vie de la maison!

Cela passe par le fait de lui permettre d’accéder à tout ce dont il pourrait avoir besoin :

Rangement à sa hauteur

Regarde ta cuisine, ton séjour avec l’œil de ton enfant :

  • Est-ce qu’il peut accéder aux éléments dont il peut avoir besoin ? Sa vaisselle, son verre, sa serviette / bavoir, etc. ?
  • Si ce n’est pas le cas, quel placard, meuble, à sa portée, pourrais-tu lui dédier pour y ranger ses affaires ?

Alors, là, tu vas peut-être me dire :

« Mais Maude, je ne veux pas qu’il accède à tout, parce que sa vaisselle casse, parce que sinon il ou elle va se servir sans mon autorisation, etc. »

Oui, oui, tu as raison. Ton enfant aura cette possibilité et l’utilisera probablement.

Mais je te propose de regarder cela sous un autre angle :

Si tu lui permets d’accéder à sa vaisselle (ou la vôtre), ton enfant apprendra à y faire attention, il apprendra à participer à la vie de la maison en pouvant participer et mettre la table.

S’il a soif, il pourra prendre son verre seul (et même se servir au robinet si tu lui donnes les moyens d’être à la bonne hauteur).

Favoriser l’autonomie de ton enfant, c’est donc moins de sollicitations potentielles et surtout, c’est lui apprendre à vivre en famille en participant aux moments de vie : mettre ou débarrasser la table par exemple, vider le lave-vaisselle et ranger la vaisselle.

Mon expérience

Dans notre cuisine, la vaisselle est volontairement placée dans des meubles bas, afin que les enfants puissent se servir seuls. Lors de notre emménagement, nous les avions mis naturellement, comme beaucoup de personnes, dans les meubles en hauteur. Beaucoup plus pratique pour nous, adultes, pas besoin de se baisser. Sauf que je me suis rendue compte que je devais constamment aider mes enfants quand ils avaient un besoin : un verre, un bol, une assiette, une assiette à dessert.

En leur mettant tout à disposition, ils peuvent maintenant se servir seuls, ou s’entraider quand un est assis du côté des bols et l’autre des assiettes !

Crapopoulos est né alors que cette organisation était déjà en place. Nous lui avons expliqué que la vaisselle était fragile. Nous lui avions alors dédié une étagère de ce meuble bas pour y ranger ses assiettes et gobelets. En expliquant, en permettant de tester, les enfants comprennent et acceptent les règles. Nous lui avons laissé essayer de prendre une assiette seul, et il a bien compris que c’était plus lourd que les siennes. Il n’a donc plus cherché à les prendre.

En grandissant, il a pris de la force, il pouvait prendre une assiette normale. Entre 18 mois et 2 ans, nous avons d’ailleurs abandonné sa vaisselle spécifique pour passer aux assiettes et verres comme le reste de la famille. Il sortait sa vaisselle seul, sous notre regard. Puis, il a pris confiance (et nous aussi) et il se sert tout seul depuis très longtemps maintenant (il vient d’avoir 3 ans).

C’est un confort au quotidien. Car nos enfants sont autonomes, mettent la table (attention, je ne te vends pas du rêve : ce n’est pas tous les jours et il faut régulièrement leur demander!), débarrassent, vident le lave-vaisselle.

Oui, il y a eu de la casse… Mais pour être honnête, pas plus que la casse que nous faisons nous, adultes ! D’ailleurs, je crois que le dernier verre , c’est moi qui l’ai cassé!

Bref, la balance est largement positive, en faveur de l’autonomie de mes enfants envers la vaisselle !

Autre petit point de détail dans notre organisation de cuisine :

favoriser l'autonomie en mettant la vaisselle à disposition

Nous avons un petit panier à disposition. À l’origine, il s’agit d’un panier à doudou : c’est là que je demandais à mes enfants quand ils étaient plus petits de déposer leurs doudous pour venir manger. Pas de doudou à table ! Et c’est devenu le panier aux serviettes de table : Quand Crapopoulos vient à table avec son doudou, il le dépose dans le panier et en échange prend sa serviette de table. Encore une fois, tu le vois, j’opte pour le rangement en vrac qui permet beaucoup de facilité… La clé pour que ton enfant adopte ce rangement !

Marche pied

Si je continue dans la cuisine, et que l’on reste dans le même objectif : Permettre à ton enfant d’accéder à ce dont il pourrait avoir besoin, je te propose de mettre un marche pied à disposition de ton enfant, suffisamment léger pour qu’il puisse le déplacer de lui-même et le placer où il pourrait en avoir besoin.

Ce marche pied lui permettra d’attraper ses couverts, la clayette du haut du réfrigérateur afin de pouvoir prendre seul son yaourt, se servir de l’eau au robinet s’il a soif, etc.

Oui, oui, j’entends tes craintes que ton enfant ne joue avec l’eau ou bien se serve n’importe quoi dans le frigo ou le placard à provisions.

Mais mettre hors de sa portée n’est pas une solution sur le long terme! L’important est de lui expliquer ta règle, le POURQUOI de ta règle. C’est lui expliquer TON besoin pour que ton enfant comprenne… et non obéisse 😉 Tout cela, c’est ce dont je t’ai parlé dans l’épisode 11 : Pourquoi et comment dire NON avec bienveillance à ton enfant.

Et puis, c’est bien connu : c’est l’interdit, l’inaccessible qui est attrayant. Si ton enfant a la possibilité, ça devient tout de suite moins attirant, ça en devient banal…

J’aurai donc tendance à te conseiller, pour favoriser l’autonomie de ton enfant, de lui mettre à disposition un petit marche pied.

Mon expérience

Chez nous, nous avons dans la cuisine un petit marche pied pliable, que nous glissons entre le lave-vaisselle et le frigo. C’est rigolo de voir Crapopoulos le prendre, le déplier pour pouvoir attraper sa petite cuillère dans le tiroir !

Oui, cet enfant est souvent en slip 😅

Tour d’observation

Je fais un petit zoom rapide sur les tours d’observation. Ce sont ces petites tours tirées de la pédagogie Montessori, qui permettent à ton enfant d’être à hauteur du plan de travail, en sécurité, pour pouvoir cuisiner à tes côtés.

C’est vraiment chouette de pouvoir partager la préparation du repas avec ton enfant, dès qu’il sait se tenir debout.

Je n’en avais pas pour mes 2 grands, car nous ne sommes pas trop bricoleurs et je n’en avais pas trouvé à un prix abordable. Nous nous étions donc contentés du grand marche pied en bois d’Ikea (le modèle Bekväm). Mais si tu es bricoleuse, tu peux le transformer pour en faire une tour d’observation. Il y a plein de tutos sur internet !

Mon expérience

Pour Crapopoulos, j’ai trouvé un artisan qui en proposait à des prix abordables sur Etsy. Et comme c’est le 3ème et que nous étions déjà bien équipés, nous avions un budget pour nous l’offrir !

Je ne regrette absolument pas cet achat!

C’est un vrai plaisir de cuisiner avec son enfant. Souvent, je découpe et lui met dans la casserole. Il apprend aussi à remuer, il sent la chaleur de la casserole donc apprend que cela est dangereux et qu’il faut faire attention… C’est l’apprentissage par l’expérience, sans avoir besoin de passer par l’étape de la blessure ou de la brulure!

la tour d'obervation montessori autonomie en cuisine de ton enfant

Voilà ce dont je voulais te parler concernant la tour d’observation : Un équipement spécifique, mais très pratique pour favoriser l’autonomie de ton enfant !

A table !

Que ce soit dans la cuisine, ou dans le séjour, l’un des moments phares de la journée, ce sont les repas !

Favoriser l’autonomie de ton enfant, c’est lui permettre de manger seul.

Je n’aborderai pas le sujet de la diversification menée par l’enfant (DME pour les intimes) sinon cet article battra tous les records de longueur. Mais sache que c’est également une piste. Si tu souhaites creuser le sujet, je te recommande 2 comptes Instagram qui m’ont beaucoup aidé : @bebemangeseul et @ergomums

Manger seul

Manger seul, cela signifie, si ton enfant est encore petit, le laisser essayer de tenir sa cuillère, sa fourchette, seul. Ton enfant apprend par mimétisme, c’est en te voyant faire et en essayant de reproduire le geste qu’il te voit faire qu’il apprendra le mieux. Alors pour cela, rien de tel que les doubles couverts : une fourchette ou cuillère pour toi, pour l’aider à manger. Et la même chose pour ton enfant en l’encourageant 1 bouchée sur 2 à ce que ce soit lui qui le fasse.

autonomie à table la double cuillère
Crapopoulos – 14 mois

Et progressivement lâcher prise et le laisser manger seul.

Oui, les premières fois, les 3 quarts de sont yaourts se retrouveront étalés entres ses joues et le sol. Les fois d’après ce sera peut-être que la moitié.

Mais ce sera déjà un énorme progrès pour ton enfant et c’est comme cela qu’il découvre aussi ce qu’il mange : en le touchant, sentant, triturant ! Ce n’est pas qu’avec la bouche que l’on découvre les aliments, mais bien avec nos 5 sens (te dit la fille pour qui le visuel, l’aspect de l’aliment est déterminant pour savoir si oui ou non ce truc dans l’assiette franchira mes lèvres. Je te l’ai déjà évoqué mais j’ai un trouble de l’oralité… oui, oui, comme les enfants. Sauf que lorsque cela n’est pas pris en charge, et bien tu deviens juste une personne dite « hyper difficile » à table!)

Bref, je m’égare… Mais permets à ton enfant, très tôt, d’essayer de manger par lui-même. Encore une fois, vois-le comme un investissement!

Pour cela, donne des couverts à ton enfant, dès son plus jeune âge….

La chaise

L’autre point d’autonomie concerne le fait de venir à table ou en sortir…

Comme je t’en ai déjà parlé dans mon article sur le « terrible two », comment éviter la « crise » des 2 ans, je vois la chaise haute ou le rehausseur avec harnais comme une véritable prise d’otage de ton enfant.

Là, tu dois te dire que j’y vais fort…. Tu as peut-être raison. Néanmoins, je t’invite, encore une fois, à adopter le regard de ton enfant : Venir à table ou descendre de table n’est pas possible pour lui sans ton aide.

  • Si tu as une chaise haute : est-ce que ton enfant peut l’escalader (en sécurité) ?
  • Si tu as choisi un rehausseur : est-ce que ton enfant a encore besoin du harnais pour être en sécurité?
  • Est-ce que tu écoutes le besoin de ton enfant quand il te demande de descendre ? Ou bien est-ce toi qui décides pour lui du moment où il peut quitter la table ?

Favoriser l’autonomie de ton enfant passe donc par lui permettre de venir ou quitter la table par lui-même, ou du moins de respecter son choix quand il a terminé son repas et n’a plus faim.

Mon expérience

C’est le constat que j’ai fait avec le choix de la chaise haute que nous avions : impossible pour mes enfants d’en monter ou descendre sans notre aide. Je m’en suis donc séparée à l’arrivée de Crapopoulos. Nous avons alors opté pour la chaise haute Tripp Trapp de Stokke. Dès lors qu’il n’avait plus besoin de l’arceau rigide (ses appuis suffisamment sûrs), nous avons appris à notre fils à monter et en descendre seul (sous notre surveillance, ton enfant doit toujours être en sécurité). Il a conservé pendant un temps le petit système de harnais pour le sécuriser une fois en place, mais il n’est jamais resté à table contre son gré.

chaise haute permettant de descendre seul autonomie

Tu connais maintenant mes difficultés autour des repas, ce qui fait que je n’ai aucun plaisir à être à table pour manger. Et je suis intimement convaincue que c’est à cause d’une forme de renforcement négatif autour des repas et d’avoir été contrainte de rester à table pour manger…

Je ne dis pas qu’il s’agit d’une vérité absolue, je n’ai pas cette prétention. Mais c’est MA vérité en tout cas, d’où mon souhait d’éviter de reproduire ces conditions.

Je souhaite que mes enfants soient à table par plaisir de manger ou d’être tous ensemble. Et non pas retenus contre leur gré…

Mais encore une fois, je m’égare… Je te l’ai déjà promis, la table et les difficultés alimentaires feront probablement l’objet d’un épisode, car il y a beaucoup à dire…

Mais tu comprends peut-être l’idée que je souhaite te passer ici : permets à ton enfant de décider par lui-même de rester à table. Pas en le retenant prisonnier avec une chaise haute ou bien le harnais d’un rehausseur.

Et si ton enfant veut quitter la table alors que le repas n’est pas terminé ? Et bien, rappelle-lui ta règle, ton besoin, afin de chercher avec lui VOTRE compromis.

Chez moi, la règle est simple : tu quittes la table, c’est que le repas est terminé. Je rappelle à mon enfant ce qu’il pourrait manger s’il reste : son yaourt, un dessert, etc. Quelques fois, cela suffit à le convaincre, par lui-même de rester et de patienter. Sinon, je lui rappelle que le prochain repas est le gouter, le diner, etc. Il n’y a rien entre 2, s’il a faim. Ma seule exception concerne les fruits. Ils peuvent manger des fruits entiers entre les repas, pour patienter (comme cela peut leur arriver). Car après tout, les fruits sont des apports nutritifs intéressants, rien à voir avec un biscuit, du pain, ou une gourmandise !

Si tu souhaites aller plus loin je t’invite à lire mon article sur le terrible 2 où je détaille ma gestion des repas et surtout les sorties de table de mes enfants…

Mais pour conclure, tu as sans doute compris l’idée : Donne le pouvoir de décision à ton enfant, et donne-lui les moyens d’agir par lui-même.

conclusion

Voilà pour cette première partie concernant l’autonomie de ton enfant en passant en revue les pièces de vie de ta maison…. J’espère que cela te donne quelques pistes de réflexion, peut-être quelques prises de conscience éventuellement sur la façon dont peut voir et vivre ton enfant votre quotidien… Si tu souhaites me faire part de tes remarques, suggestions, interrogations, n’hésite pas à commenter cet article ou m’écrire directement, je te répondrai avec plaisir !

Je te donne RDV dans 2 semaines pour la suite de la visite où nous verrons comment ton enfant peut gagner en autonomie dans la salle de bain, sa chambre, et les escaliers si tu en as !

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