« Les émotions sont comme les enfants. Tu ne veux pas qu’ils conduisent la voiture, mais pour autant, tu ne devrais pas non plus les enfermer dans le coffre. »
Cette citation anonyme m’a fait sourire la première fois que je l’ai lue.
Elle a cet humour noir que j’aime bien, mais surtout, elle est d’une vérité saisissante. Et si on en faisait le point de départ pour apprendre à gérer les émotions sans les subir ?
Tu t’es déjà surprise à crier, à claquer une porte ou à dire quelque chose que tu ne pensais pas ? Comme si une vague invisible t’avait emportée…
Dans cet article, on va parler de ce qu’on fait souvent sans le vouloir : laisser nos émotions conduire la voiture.
Ou bien carrément les enfermer à double tour dans le coffre.
Je te propose une alternative entre le volant et le coffre pour gérer tes émotions, sans les subir pour autant… Bref mieux les vivre !
Pourquoi c’est si difficile de gérer les émotions (sans les subir)
📑 Sommaire
On demande à nos enfants ce qu’on ne sait pas toujours faire nous-mêmes
On demande à notre enfant de se calmer, de respirer, de ne pas crier. Mais regarde un peu autour de toi (ou juste en toi) : les adultes aussi se laissent submerger.
Et c’est humain.
On n’a pas appris.
C’est comme si on leur demandait de parler couramment une langue qu’on ne maîtrise pas nous-mêmes !
Quand les émotions prennent le volant
C’est là que la métaphore de la voiture devient puissante : les émotions ne doivent pas conduire, mais ne doivent pas non plus être enfermées dans le coffre. Quand elles conduisent, c’est le chaos : on explose, on crie, on déborde. Quand on les planque, elles reviennent plus fort, quand on les attend le moins (et autant dire qu’elles arrivent de la PIRE façon qu’il soit !)
Gérer les émotions sans les subir : c’est leur faire une place
Les émotions ont un message
Chaque émotion a une fonction. La peur nous protège. La tristesse nous signale un besoin de soutien. Et la colère ? Elle nous dit qu’une limite a été franchie. Vouloir les faire taire, c’est passer à côté de ce qu’elles ont à nous dire.
Écouter sans se laisser déborder
Accueillir ses émotions, ce n’est pas tout leur céder. C’est dire : “Je t’entends. Tu peux monter dans la voiture. Mais tu ne toucheras pas au volant.” On peut respirer, prendre du recul, parler plus tard. Mais on n’a pas besoin d’agir sous leur impulsion.
Colère, tristesse, peur : comment gérer ces émotions sans les subir ?
Réhabiliter la colère
Ta colère est utile et légitime. Elle dit “stop”. Elle dit “non”. Elle pose une frontière. Ce n’est pas un problème en soi, c’est son expression qui peut devenir violente si elle n’est pas comprise. Il ne s’agit pas de la faire taire, mais de l’écouter sans la laisser exploser.
Si tu veux savoir comment aider ton enfant à faire face à sa colère, cet article est pour toi !
Accueillir aussi la tristesse et la peur
Ces deux-là sont souvent mieux tolérées socialement, mais tout aussi dérangeantes à vivre. Et pourtant, elles nous informent sur notre besoin de lien, de sécurité, de temps. Les accueillir, c’est se respecter.
Si savoir comment “gérer” les émotions négatives afin de mieux les vivre t’intéresse, j’ai écrit cet article il y a quelques temps…
apprendre ton enfant à gérer ses émotions sans les subir
Commence par toi
Tu es son modèle. Si tu cries, il apprend à crier. Si tu accueilles, il apprend à nommer. Tu peux aussi lui dire que toi aussi, tu apprends. Que ce n’est pas facile.
Cet authenticité montrée à ton enfant est très précieuse !
Ne pas exiger sans accompagner
As tu remarqué à quel point nous pouvons être injuste avec les enfants ?
Nous leur demandons de ne pas s’énerver alors même que personne ne leur a montré comment faire !
Mais c’est aussi parce que nous non plus ne l’avons pas appris… Peut être est il temps de changer la donne ? Et si tu commençais maintenant ?
Et si on changeait de relation aux émotions ?
Arrêter de les craindre
Et si tu considérais les émotions comme un GPS intérieur plutôt qu’un ennemi à faire taire ? Elles sont là pour t’aider à comprendre ce qui se passe en toi.
Les intégrer dans le quotidien
Commençons par comprendre nos émotions, ce qu’elles essaient de nous faire comprendre comme message. C’est ça la garantie de ne plus les revivre en boucle, ne pas les bâillonner, mais pour autant ne plus les mettre au volant.
Écouter ce qu’elles ont à nous dire en les plaçant côté passager est la meilleure chose que l’on puisse faire pour mieux les vivre et donner cet exemple à notre enfant…
