mars 19

Enfant miroir : Ce qui se passe en toi quand il te tient tête

Temps de lecture : 4 minutes

Enfant miroir : Ce qui se passe en toi quand il te tient tête

Qu’est ce qui se passe en toi dont ton enfant est le miroir ?

As-tu déjà cherché à comprendre ce qu’il se produisait en toi lorsque ton enfant ne t’écoute pas ? Quand ton enfant te tient tête ?

Souvent cela nous pousse à bout et la tempête parentale n’est pas très loin !

Si ça, ce n’est pas une émotion, je ne sais pas ce que c’est !

Tu le sais si tu as lu plusieurs articles de ce site, je t’encourage à écouter tes émotions, et surtout à creuser pour comprendre d’où elles viennent, ce qui les a générés :

  • Quel est le besoin non satisfait ?
  • Quelle est la ou les valeurs heurtées ?

Car vivre une émotion, l’accueillir sans en décrypter le message, c’est un peu comme prendre la lettre au facteur, mais ne pas l’ouvrir et la laisser dans la bannette de courrier…

Autant te dire que tu risques de recevoir une relance de la facture non payée !

Et bien, c’est exactement la même chose ici !

C’est exactement ce dont je te parle dans mon guide la boussole des émotions. Tu peux le télécharger gratuitement sur le site si tu désires en savoir plus sur les émotions, comment les accueillir concrètement et facilement !

Si tu ne prends pas le temps de comprendre ce qui se passe, tu peux être certain que la situation se reproduira, et tu seras de nouveau confronté à une situation où tu ressens de vives émotions désagréables face au comportement de ton enfant !

C’est pourquoi je souhaite t’accompagner aujourd’hui dans un décryptage qui te permettra une prise de conscience et donc une potentielle solution à la clé !

ton enfant te tient tête : Pourquoi ça provoque cet état ?

La première étape est effectivement de prendre conscience ce qui se joue en toi lorsque ton enfant te tient tête, lorsqu’il ne t’écoute pas.

Tu le sais que ton fils ou ta fille n’est qu’un enfant. Tu as intégré le fait qu’il ne te cherche pas volontairement, qu’il ne fait pas cela pour t’embêter, comme je te l’ai rappelé, entre autres, dans l’épisode 11

Ton enfant n’a pas mauvais fond, tu le sais bien.

Et pourtant, tu ressens cette réaction viscérale, cette rage qui monte en toi, animal, incontrôlable, où tu ne veux qu’une chose : que ton enfant cesse, entende raison et se plie à ce que tu lui demandes !

Pourquoi es-tu capable d’intégrer tous les principes de la Parentalité Bienveillante, mais que le moment venu, dans le feu de l’action et du canapé ravagé sous les feutres de couleurs, tu ne parviens qu’à sortir un son animal du fond de ta gorge et lire la stupeur de ton enfant dans son regard en voyant ta réaction ?

Tu connais tous les trucs et astuces lus dans les livres de parentalité :

  • Détourner l’attention
  • Proposer un choix limité
  • Faire rire ton enfant pour créer la connexion nécessaire au dialogue
  • La nécessité d’un compromis et non de soumettre
  • etc.

Seulement voilà, dans le feu de l’action impossible. L’instinct colérique qui a pris possession de toi fait taire cette petite voix qui te rappelle tout cela, soif de vouloir imposer sa demande : le respect des règles !

Pourquoi alors tu ne parviens pas à changer cela ? Qu’est-ce qui se passe en toi quand ton enfant se tient tête ? De quoi ton enfant est-il le miroir en toi ?

Les croyances populaires

La première chose dont tu peux prendre conscience c’est le pouvoir de toutes les croyances populaires, la façon dont elles ont modelés ta petite voix intérieure :

  • Mais il se moque de moi ?
  • Elle me provoque, elle en fait exprès et me cherche !
  • Les enfants sont insolents et provocateurs.
  • L’autorité parentale c’est montrer qui est le patron !
  • Si je ne le recadre pas de suite, je vais me faire dominer par mon enfant
  • Je suis le parent, je suis celui qui sait et qui décide
  • Les enfants sont des ingrats
  • etc.

Tu sais bien que tout cela est faux. Et pourtant tu as dû l’entendre pendant ton enfance. Tu l’entends peut-être encore autour de toi ?

Et sournoisement, ces phrases sont venues s’ancrer en toi. Et te reviennent inconsciemment, réveillant ta crainte et tes doutes quand tu te sens déstabilisé(e) par le comportement de ton enfant.

Le renvoi à ta propre enfance

L’autre facteur qui crée cet automatisme et dont le comportement de ton enfant vient révéler en toi tel un miroir, c’est justement ta propre enfance.

Non seulement tu as entendu ces phrases qui ont construit ces croyances.

Mais ces phrases ont sans doute été prononcées à ton égard !

C’est toi qui as été blessé quand tu as été accusé(e) de chercher volontairement la dispute avec ton papa ou ta maman.

C’est toi qui as été blamé(e) car tu étais soi-disant insolent(e).

Tu as été contraint(e) et dominé(e) par un adulte qui a marqué son pouvoir et sa domination en retour.

Tu as été blessé(e), humilié(e). On t’a demandé de cesser de pleurer, de crier, d’être en colère. Tu as appris à devoir taire les émotions que tu ressentais.

Alors ton enfant intérieur ne comprend pas pourquoi il faudrait montrer de l’indulgence à un enfant, alors que toi tu n’y as pas eu le droit !

C’est là où le pouvoir du miroir de ton enfant est le plus puissant selon moi :

Tu es confronté entre ta position d’adulte d’aujourd’hui face à ton enfant et ce que cela réveille en toi de l’enfant que tu as été et de ce que tu as vécu, ressenti.

Finalement, cela vient remonter un sentiment d’injustice en toi : Pourquoi donner l’indulgence à ton enfant, alors que toi tu n’y as pas eu le droit.

Pire, cela réveille un besoin de vengeance.

Un peu comme la loi du talion : oeil pour oeil.

Si tu as eu mal, si tu as souffert, il est juste qu’une autre personne dans la même situation que toi vive la même chose. Sans quoi, retour à la case départ : un sentiment d’injustice.

Il est donc normal et tout à fait inconscient de vouloir se “venger” plutôt que de ressentir de l’injustice en plus !

Cela ne te semble pas très reluisant, et pourtant, c’est parfaitement humain.

Tu es parfaitement imparfait(e) et ressentir cela ne fait de toi qu’un être humain. Ni bon, ni mauvais…

Prise de conscience de l’enfant miroir : Comment faire la déconstruction de tes réflexes ?

Alors comment on fait pour sortir de cette spirale ?

Et bien, c’est la fameuse déconstruction des réflexes dont je te parle souvent qui te permettra de sortir de cette spirale. 

C’est exactement ce que je te propose lors de mes accompagnements individuels et à travers la formation “S’élever en même temps que son enfant” (dont tu peux rejoindre la liste d’attente)

La déconstruction de ton passé, c’est utiliser le miroir de ton enfant pour une prise de conscience. Travailler sur les causes pour te permettre de réagir différemment et donc obtenir un résultat complètement différent !

Cela te rappelle quelque chose ?

L’impact de tes pensées sur le résultat final

C’est normal, c’est exactement ce que je t’ai proposé dans l’épisode 37 du podcast, où je te proposais une séance de coaching parental.

Le but est la prise de conscience de ton enfant intérieur, cette petite voix qui juge le comportement actuel de ton enfant :

  • Moi, quand je me comportais ainsi, j’étais punie.
  • C’est inacceptable de refuser ainsi. Un enfant, ça écoute et se soumet au parent.

Dès lors que tu en prends conscience, tu as naturellement du recul sur la situation. Te connecter ainsi à ton enfant intérieur en entendant ses pensées, c’est exactement un accueil de ses émotions.

Ne sous-estime pas le pouvoir qu’a le simple fait d’accueillir une émotion. Même celle provenant de ton enfant intérieur !

Car en faisant ainsi, tu permets de “guérir”, “adoucir” cette blessure du passé que tu ressens encore aujourd’hui.

C’est un double bénéfice : Tu gagnes en bienveillance vis-à-vis de ton enfant. 

Mais également pour ton enfant intérieur : Tu te donnes ce qui t’a alors été refusé à l’époque.

Je ne te garantis pas que cela changera tes réactions du jour au lendemain.

Mais c’est le premier pas vers un changement durable. Certaines fois, tu parviendras à te déconnecter de tes croyances et sera en mesure d’appliquer tes connaissances en neurosciences éducatives et sociales. D’autres fois, ce sera plus difficile.

C’est normal, c’est le chemin.

N’oublie pas que la bienveillance, c’est finalement un muscle psychologique qui se renforce par l’exercice !

Tu ne soulèveras pas 100 kg dès la première fois !

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