novembre 6

Pourquoi ne pas faire croire au Père Noël : Mes 5 raisons

Temps de lecture : 10 minutes

Pourquoi ne pas faire croire au Père Noël : Mes 5 raisons

Je te partage dans ce nouvel épisode les 5 raisons pour lesquelles j’ai fait le choix de ne pas faire croire à mes enfants au Père Noël.

C’est un sujet que j’ai déjà abordé il y a quelques années, dans cet article.

Mais aujourd’hui, je te révèle pourquoi j’ai fait ce choix, et la semaine prochaine j’aborderai la question qui m’est souvent posée : Comment conserver la magie de Noël sans faire croire au Père Noël.

Avant de commencer, je tiens à t’informer que Noël a une grande place dans mon cœur. C’est ma fête préférée, et il n’est pas question de sacrifier ce bonheur de l’enfance à mes enfants !

Mon niveau d’excitation au 1er décembre !

Mais j’ai également des valeurs qui me sont chères et que je souhaite transmettre à mes enfants… Valeurs qui se traduisent dans les 5 raisons pour lesquelles j’ai fait le choix de ne pas leur faire croire au Père Noël et que je te partage aujourd’hui.

Mon but n’est pas de te faire culpabiliser ou de te convaincre. Si tu me connais, tu sais que c’est même tout l’inverse que je vise : La déculpabilisation.

Mais je souhaite te partager cela afin de te permettre de faire ton choix, prendre tes décisions en pleine conscience, avec tous les éléments en main. Et après, c’est le choix de chacun. Et j’aurai tendance à dire que la valeur de tolérance est une des principales valeurs qui me tiennent à cœur ! C’est la raison pour laquelle je parlerai beaucoup à la première personne dans cet article. Je te partage mes raisons. Libre à toi de te les approprier ou non. Je ne suis pas là pour forcer qui que ce soit !

Sur ce, attaquons la première raison pour laquelle j’ai fait ce choix :

Raison N°1 de ne pas faire croire au Père Noël : La Confiance

Comme tu le sais, la relation de coopération est pour moi essentielle avec les enfants. C’est d’ailleurs un des tout premiers épisodes que j’ai publiés sur le podcast : L’épisode 2 : Les 3 raisons pour lesquelles choisir la relation de coopération.

La relation de coopération est basée sur la confiance mutuelle : Je souhaite avoir confiance en mon enfant et je souhaite qu’il ait confiance en moi.

illustration de la confiance mutuelle entre un parent et son enfant avec une double flèche qui va dans les 2 sens

C’est un des piliers de la parentalité selon moi.

Alors il ne m’est pas concevable de prôner la vérité et la confiance 11 mois dans l’année et le mois de décembre, mettre mes principes et convictions dans ma poche pour préserver la magie de Noël…

Et tu verras, la magie n’a pas du tout disparu avec le mythe du Père Noël. Les 2 sont indépendants et peuvent se vivre séparément !

Mensonge même sous couvert de bonnes intentions

Ce que mes proches m’ont alors contre-argumenté, c’est que ce n’est pas un mensonge avec de mauvaises intentions. Mais au contraire, plutôt pour « la bonne cause ».

Personnellement, je n’aime pas que l’on me cache des choses pour me protéger. C’est plutôt infantilisant, je trouve, de penser que je ne suis pas en mesure de comprendre ou connaitre quelque chose. Je ne fais donc pas de différence entre un mensonge avec un but malveillant (ne pas se faire prendre) et bienveillant (protéger d’une nouvelle blessante ou bien entretenir un monde imaginaire avec le Père Noël)

J’ai également entendu la comparaison avec les cachotteries qui peuvent être faites dans le cadre d’une surprise. Là encore, ce n’est pas comparable.

Si on me cache la préparation d’une fête en utilisant un mensonge, cela n’est pas la même chose pour moi, car alors je connaitrais la vérité d’ici quelques jours ou semaines.

Ce n’est pas comparable que de faire croire à un enfant pendant plusieurs années (généralement, entre le moment où il est en mesure de comprendre ce que les cadeaux de Noël représentent, donc vers 2-3 ans et ce jusqu’à environ 5 ou 6 ans voir plus…)

Même si le but de faire rêver son enfant est louable, je ne suis pas prête personnellement à transiger sur ma valeur de confiance et de vérité. Il n’y a pas de bonnes intentions qui puissent le justifier à mon sens.

L’Exemplarité

Le 2ème point qui m’a conduit à faire le choix de ne pas faire croire au Père Noël à mes enfants est dans la continuité de cette valeur forte chez moi que sont la vérité et la confiance.

Il s’agit de l’exemplarité.

Je ne peux pas demander à mes enfants la plus grande sincérité si je ne le suis pas moi-même avec eux.

Tu le sais, je t’en parle souvent dans le podcast, mais la congruence est très importante selon moi, pour créer une relation de confiance, de coopération, de sécurité, avec ton enfant.

Mon souhait est que mes enfants ne doutent pas de mes propos, de moi. Qu’ils aient confiance en moi, se sentent en sécurité concernant ce que je leur dis.

illustration de la congruence avec un cercle de 2 flèches qui se suivent : je dis ce que je fais. je fais ce que je dis

Je dis ce que je fais. Et je fais ce que je dis.

Pour cette raison, leur faire croire au Père Noël n’est pas une option envisageable pour moi…

Et pour être honnête, je me suis vite retrouvée avec un sentiment d’être piégée entre mes convictions et mon désir de leur faire partager la Magie de Noël…. Je n’avais pas d’autres chemins de tracés autour de moi… J’ai donc tâtonné pour créer ma propre façon de faire et c’est ce que je te partage avec ces 2 articles: Celui-ci et celui qui sortira la semaine prochaine.

La Peur du Père Noël

Comme je viens de te le partager, la confiance de mes enfants est, selon moi, directement reliée leur sentiment de sécurité.

Je souhaite donc faire un petit aparté concernant le fait que certains enfants ont peur du Père Noël.

Et franchement, quand on y regarde de plus près, c’est finalement très compréhensible et logique !

Se méfier des inconnus (sauf en décembre)

Afin de protéger nos enfants, nous leur apprenons rapidement à ne pas accepter de bonbons, cadeaux de la part d’inconnu dans la rue.

Sauf qu’arrivé au mois de décembre, notre approche change radicalement pour l’exception d’une personne que ton enfant ne connait pas, à qui nous proposons de le mettre sur les genoux pour le prendre en photo, de lui dire quel cadeau lui ferait plaisir et peut être même qu’il lui donnera des friandises…

2 situations avec un inconnu : à gauche, l'enfant doit se méfier, à droite, avec un père noel, l'enfant doit s'asseoir sur ses genoux. Illustration de l'incohérence

Encore une fois, le Père Noël conduit souvent les parents à avoir une posture incohérente quelques semaines par an !

Pour les enfants plus timides, cela peut être un peu déroutant…

La maison n’est pas un lieu sécurisé

Tu vas me dire que je suis un peu provocante.

Oui, je l’avoue !

logo où l'on change de paire de lunettes pour changer de regard sur la situation

Mais finalement, je fais ce que je te propose ici chaque samedi : Un changement de regard en te mettant à la place de ton enfant.

Et je sais à quel point les remises en question peuvent être dérangeantes.

Mais encore une fois, j’insiste : Je ne suis personne pour juger. J’expose simplement les choses sous un autre angle, te partage mon vécu. Et tu es bien entendue libre de prendre ce qui te convient et de laisser ce qui ne te convient pas !

Ce petit rappel fait pour que tu ne te sentes pas acculé.e, je continue ma proposition de changement d’angle…

Peut-être que ton enfant exprime (ou pas) ou ressent un peu de peur dans la maison, dans le noir, le silence. L’imagination des enfants peut être débordante, et leurs jeux de gendarmes et voleurs peuvent se concrétiser la nuit avec des peurs, liées à un sentiment d’insécurité dans la maison, dans leurs chambres.

En tant que parent, nous les rassurons que la porte de la maison est bien fermée, les fenêtres aussi et que vous êtes tous ensemble dans la maison, bien en sécurité…

Tu me vois sans doute arriver avec mes gros sabots…

Tu rassures ton enfant sur sa sécurité au sein de la maison. Et pourtant, une nuit dans l’année, il y a bien un inconnu qui parvient à se glisser dans la maison ni vu ni connu alors que les fameuses portes et fenêtres sont bien fermées !

Il y a de quoi douter des propos rassurants des parents !

même maison de nuit. L'une offrant l'assurance de la sécurité où personne ne peut rentrer 364 nuits par an. L'autre avec 1 sapin où un inconnu peut s'introduire dans la maison

Conclusion : La cohérence entre ce que l’on souhaite de notre enfant et comment on agit avec lui.

Pour conclure cette première raison pour laquelle j’ai fait le choix de ne pas faire croire au Père Noël à mes enfants, c’est vraiment pour une question de congruence, de confiance entre mes enfants et moi, entre ce que je leur dis, leur demande et fais.

C’est me sentir alignée entre mes convictions et ma façon d’être avec mes enfants.

Si ton ou ta conjoint.e est réticent, si tu as peur des remarques de tes proches, tu as déjà plusieurs arguments possibles si tu fais le choix de ne pas faire croire au Père Noël.

Mais ce n’est pas tout et je continue avec la raison N°2.

Raison N°2 de ne pas faire croire au Père Noël : L’implication

Le fait de ne pas avoir à entretenir un mensonge concernant l’existence du Père Noël te facilitera également beaucoup les choses !

Il n’y a pas besoin de surveiller ce que tu dis en présence de ton enfant (si ce n’est concernant ses cadeaux de Noël), mais en plus cela te permettra de vivre les préparatifs de Noël complètement avec ton enfant !

Tu peux l’impliquer dans toutes les étapes :

atelier de décoration et emballage des cadeaux de noel
  • L’organisation du réveillon de Noël et du jour de Noël
  • Les décorations des cadeaux (des étiquettes personnalisées, le choix du papier cadeau (ou du tissu si comme moi tu optes pour un style zéro déchet. Je te mets en description l’article que j’avais écrit concernant nos options pour un Noël avec moins d’emballage))
  • Le choix des cadeaux pour la famille !

Tu le sais, je t’en ai déjà parlé, mais l’implication de ton enfant est un puissant moteur pour construire une relation de coopération avec lui, pour nourrir sa confiance en lui. Cela lui donne le sentiment (réel) qu’il est « grand », qu’il compte et a voix au chapitre.

Tu le comprends, ne pas faire croire au Père Noël à ton enfant te permet de vivre 100% de l’expérience de Noël avec lui. 100% de cette fameuse magie que l’on peut craindre de perdre sans le mythe du Père Noël…

Raison N°3 de ne pas faire croire au Père Noël : Pas de Chantage

La 3ème raison est en lien direct avec mon choix d’une relation de coopération avec mes enfants.

Tu le sais, je t’en parle constamment. Mais j’ai choisi le modèle d’une parentalité basée sur la coopération avec mes enfants en opposition au modèle plus classique basé sur la domination. Je t’en ai notamment parlé dans mon article Ni sévère ni laxiste, pourquoi choisir la parentalité consciente.

Cette 3ème raison, c’est que je refuse d’utiliser le Père Noël et les cadeaux de Noël comme un moyen de « pression » sur mes enfants.

Tu as sans doute déjà entendu autour de toi (ou même entendu quand tu étais enfant) des petites phrases du style :

« Si tu n’as pas été sage, le Père Noël le saura et ne t’apportera pas de cadeaux ».

Cette petite phrase et toutes ses variantes ne sont rien de moins que du chantage.

Ce n’est pas du tout une conséquence naturelle. Dans l’épisode 8, je t’ai donné les clefs pour comprendre la distinction entre une conséquence naturelle et une punition.

Rôle négatif attribué à un personnage positif

Avant, nos parents avaient le mérite de connaitre de façon claire et précise du rôle du Père Noël : Celui d’un personnage bienveillant, positif, qui faisait plaisir en apportant des cadeaux.

Cette distinction était claire, car corrélée à l’existence de son opposé : un personnage clairement pas sympathique : le Père Fouettard.

Le Père Fouettard faisant peur, il a largement disparu au profit du Père Noël…

Sauf que, du coup, le mauvais rôle a également été transféré sur le Père Noël !

tete de père noel découpée en 2 : une part où il sanctionne les enfants pas sages, de l'autre, le personnage sympathique qui offre des cadeaux

Aujourd’hui, le Père Noël cumule les 2 casquettes :

  • Celle positive qui cherche à faire plaisir aux enfants en leur apportant des cadeaux
  • Mais également celle nettement moins sympathique, héritée du Père Fouettard, qui consiste à surveiller, sanctionner les enfants aux comportements pas toujours acceptables…

En gros, nous avons créé un personnage schizophrène qui joue en même temps le rôle du gentil et mauvais flic !

D’un côté, il manie la baguette, de l’autre la carotte !

Sauf que ton enfant n’est pas un âne que tu cherches à faire avancer !!

Parce que ce système de punitions / récompenses n’active pas le bon moteur de la motivation chez ton enfant. Il s’agit d’une motivation extérieure, comme je t’en ai parlé dans l’épisode 8 concernant les punitions, mais également l’épisode 21 : Mon enfant ne m’écoute pas : pourquoi et comment faire ?

Transfert de l’autorité parentale

Si je vais un peu plus loin dans ma réflexion (tu commences à me connaitre, j’aime bien aller au bout d’une idée !), faire reposer « l’obéissance » de ton enfant sur un personnage temporaire tel que le Père Noël, c’est finalement un délestage des responsabilités parentales. Un transfert du détenteur de l’autorité parentale !

Ce n’est plus toi qui fixes les règles et veilles à leur respect. C’est le Père Noël !

parent tendant un cadeau au père noel, symbolisant le fait qui lui offre son autorité parentale

Et oui, j’utilise bien le terme d’autorité parentale.

Ce n’est pas parce que j’ai fait le choix d’une parentalité bienveillante qu’il n’y a pas d’autorité parentale, de cadre éducatif. Bien au contraire !

Sans cadre ni règles, nous sommes plus proches du laxisme que de la Parentalité Bienveillante.

Pour se sentir en sécurité, ton enfant a besoin d’un cadre de règles. Et il aura besoin de les tester.

Personnellement, j’ai fait le choix de ne pas déléguer mon autorité à un personnage qui n’est là que quelques jours dans l’année.

Comme je te l’ai expliqué, les règles, le cadre, sont garants du sentiment de sécurité de ton enfant. Je ne délègue pas cette partie-là. Même si cela signifie avoir le mauvais rôle en apparence quand il s’agit de les faire respecter ou d’expliquer les conséquences naturelles…

Moi et mon mari sommes les adultes de confiance et de référence pour nos enfants. Pas le Père Noël.

Voilà donc une raison supplémentaire pour laquelle nous avons fait ce choix (enfin j’ai fait ce choix, je lui ai exposé ma façon de voir et il m’a rejoint sur les conclusions de la remise en question de notre propre vécu en tant qu’enfant… C’est plus honnête de le dire ainsi !)

Raison N°4 de ne pas faire croire au Père Noël : Transmission du plaisir d’offrir et de recevoir

La 4ème raison pour laquelle je ne fais pas croire à mes enfants au Père Noël est également liée à une valeur qui est très importante pour moi : Le plaisir d’offrir et de recevoir !

Recevoir des cadeaux : La reconnaissance envers ceux qui offrent

Évite l’effet « enfant gâté »

J’entends souvent autour de moi que les enfants sont trop gâtés, qu’ils croulent sous les cadeaux et se comportent parfois comme des enfants n’ayant pas conscience de la valeur des choses, qu’ils ne se rendent pas compte…

Et pour cause !

Les cadeaux offerts par le Père Noël arrivent comme par magie. Et qui dit magie, dit déconnexion de la réalité, de la valeur marchande, pécuniaire.

Rien n’est trop cher pour le Père Noël, car il est magique. Ce sont ces lutins qui fabriquent les jouets commandés sur une liste de Noël qui a été postée.

Il me semble injuste de reprocher aux enfants de « ne pas se rendre compte » alors que nous avons sciemment décidé de relier les cadeaux à un personnage magique, bien loin de la réalité économique de notre quotidien !

Mes enfants connaissant la réalité sur la provenance de leurs cadeaux, ils connaissent la réalité de notre quotidien. Par exemple, ils savent que leur papy et mamie ont 4 petits enfants et que donc, naturellement, leur compte ne leur permet pas de dépenser sans compter pour eux, individuellement. Exactement comme ton enfant a conscience de cette réalité pour ses cadeaux d’anniversaire.

Ne pas faire croire au Père Noël permet d’éviter ce quiproquo, ce malentendu inconscient sur les cadeaux.

Révèle l’importance de la relation : L’intention est le cœur du cadeau

L’autre élément bénéfique à mes yeux, c’est que mes enfants ont conscience de QUI leur offre tel ou tel cadeau.

L’intention de la personne qui offre le cadeau ne leur est pas inconnue, bien au contraire.

L’intention est au cœur du cadeau :

Lorsqu’une tante ou un oncle offre un cadeau d’un certain type, couleur, forme, il est choisi avec le cœur, de façon personnalisée, selon les gouts de l’enfant afin de lui faire plaisir.

Au-delà du cadeau, mes enfants peuvent ainsi ressentir cette intention de leur faire plaisir, de ce cadeau personnalisé selon leur gout. Cette intention démontre l’attachement entre la personne qui offre et l’enfant qui le reçoit. Ce n’est pas un cadeau impersonnel. Il a été choisi avec le cœur et cela se ressent, mes enfants peuvent le percevoir.

Cela nourrit indirectement leur confiance en eux, car ils se sentent ainsi compris, aimés, dignes d’attention.

illustration Cadeau égal l'objet offert plus l'intention de la personne

Ce n’est pas un simple objet.

Le cadeau est l’objet ET l’intention.

C’est cela qui permettra à ton enfant de gouter au plaisir de recevoir. Et de chercher à le reproduire par mimétisme et empathie !

Offrir des cadeaux : Le plaisir de faire plaisir

Parce qu’un cadeau ne fait pas seulement plaisir à celui qui le reçoit… Tu le sais bien toi !

Ressentir la satisfaction de faire plaisir

Les enfants qui croient au Père Noël n’ont pas cette opportunité supplémentaire de goûter au plaisir et à la joie ressentie lorsque l’on offre un cadeau, que l’on fait une surprise à une personne.

Rien que pour cette raison, je suis heureuse de pouvoir sensibiliser mes enfants à ce plaisir. C’est un levier supplémentaire pour travailler leur empathie.

Tu le sais toi, tu le connais, ce bonheur de voir que ce que l’on a préparé, que l’on offre à l’autre, lui fait plaisir. Si ton enfant n’a pas besoin d’être préservé de la vérité concernant le Père Noël, il pourra vivre cette expérience supplémentaire pour gouter à cette joie et cultiver peut-être ainsi chez lui le plaisir d’offrir.

Et si tu veux aller plus loin dans cette joie d’offrir, je te partage ce que nous avons fait avec mes enfants l’an dernier :

Le Noël inversé : ton enfant devient à son tour le père noël

Peut-être as-tu entendu parler l’année dernière d’un mouvement solidaire qui consistait à offrir un colis cadeau pour les personnes en difficulté.

Cela portait différents noms comme « opération cadeau du cœur » ou les « boîtes solidaires de Noël »…

L’idée était de rassembler dans une boite des petits cadeaux utiles et douceurs dans des boites, qui étaient ensuite distribuées aux personnes sans domiciles fixes ou en difficulté.

Et bien, avec mes enfants nous avons chacun constitué une boite avec une gourmandise, un produit d’hygiène, un livre et un petit jouet. Ces 2 derniers étaient d’occasion, des livres et jeux auxquels ils ne jouaient plus.

Mais ils se sont sentis investis de partager leur chance et bonheur de Noël, et de jouer à leur tour au Père Noël pour quelqu’un qui en avait besoin…

exemples de nos boites de Noel offertes aux plus démunis
Dans nos boîtes : chaussons, écharpes, bonnets, cartes faites maison, du savon, des bonbons ou chocolat, une livre et des petits jouets…

Ne pas leur faire croire au Père Noël leur permet également de créer leur propre cadeau. Que ce soit lors d’une telle opération, ou pour les membres de leurs familles…

Ils vivent 100% de la Magie de Noël en vivant également l’expérience du côté de celui qui offre et ressent ce plaisir d’offrir…

Raison N°5 de ne pas faire croire au Père Noël : L’imagination appartient aux enfants

Je termine l’épisode d’aujourd’hui en abordant le fameux argument qui revient régulièrement : Croire au Père Noël participe à l’imagination de l’enfance et peut être es-tu réticent.e à l’en priver….

Ce que je comprends complètement… Mais encore une fois, laisse-moi te présenter les choses sous un autre angle, peut-être…

Les enfants rois de l’imaginaire

Les enfants sont les rois du monde imaginaire. Ils ont cette capacité naturelle à se projeter dans leur monde, leurs aventures. Ils savent comme personne se déconnecter du monde réel pour vivre intensément leurs aventures…

Ce qui nous vaut bien souvent des difficultés à les faire revenir à la réalité du quotidien et passer à l’étape suivante comme aller se mettre en pyjama ou à table !

Ils n’ont donc pas vraiment besoin de notre aide pour construire leur monde imaginaire

Les bénéfices sont liés à la construction

Le 2ème point est que les bénéfices de l’imagination résident dans le fait de construire le monde imaginaire. L’imagination c’est l’action d’imaginer.

Oui, je sais ça peut paraitre bête dit comme cela, mais je répète :

L’imagination c’est l’action même d’imaginer.

Pas de vivre un monde imaginé et décrit par quelqu’un d’autre…

Un peu comme les Lego : Le plaisir réside essentiellement dans la construction.

Une fois le jouet construit, monté, ton enfant va jouer un peu avec… et puis le délaisser ou le démonter pour construire quelque chose d’autre.

Et bien l’imagination c’est pareil !

C’est bénéfique pour ton enfant si c’est lui qui le construit !

Le hic avec le Père Noël, c’est que ce n’est pas notre enfant qui imagine ce conte, cette histoire…

C’est nous, les adultes qui le leur transmettons.

cookies et verre de lait laissé au pied du sapin à l'attention du père noel : des preuves créées par les parents pour faire croire au Père Noël

Nous construisons toute l’histoire, poussant parfois (pour notre propre plaisir, soyons honnêtes) l’histoire jusqu’à laisser des preuves : des cookies mangés, une tasse de lait entamé, une lettre envoyée en retour à la liste de Noël postée, etc.

Sans parler de se déguiser pour jouer le rôle du Père Noël ! Je t’en ai parlé dans mon tout premier article concernant cette question épineuse du « faire croire ou pas au Père Noël ».

Ce n’est pas l’imagination de nos enfants : Ils vivent une expérience que nous leur avons créée.

Cela n’a donc rien à voir avec les bénéfices de l’imagination des enfants

Ma Conclusion : Croire est un choix qui appartient à chacun

Pour terminer cet épisode concernant les 5 raisons pour lesquelles j’ai choisi de ne pas faire croire au Père Noël à mes enfants, je conclurais sur le fait que peut-être une partie de la solution pourrait consister à présenter le Père Noël pour ce qu’il est :

Un joli personnage d’une histoire, d’un conte.

Et de laisser l’imagination de ton enfant prendre le relais s’il le souhaite, sans pour autant l’orienter…

Si ton enfant te pose la question, tu peux la lui retourner en lui demandant ce que lui en pense…

Croire ou non à quelque chose est le propre de chacun, c’est notre liberté de penser, notre libre arbitre.

Je n’ai pas du tout parlé de Noël sous l’angle de la religion, tu l’auras remarqué… Et pourtant je vais me risquer à un petit parallèle :

Je pense que comme toute personne bienveillante, ouverte d’esprit, il ne te viendrait pas à l’idée de remettre en cause les croyances religieuses d’une autre personne. Il y a ceux qui croient en un Dieu particulier, ceux qui ne croient en l’existence d’aucun Dieu.

La tolérance c’est d’accepter cette diversité de pensée…

Et si nous nous autorisions cette même liberté de penser concernant le Père Noël ?

Et si tu acceptais de laisser le choix de croire ou non à ton enfant ?

Je te laisse aujourd’hui avec ces éléments, ces questions, peut-être…

Et je reviendrai la semaine prochaine pour t’expliquer plus en détail comment la Magie de Noël existe chez nous, malgré l’absence de croyance concernant l’existence du Père Noël, et comment nous gérons cette différence auprès de nos proches et des camarades de nos enfants…

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